Le 6e Sommet africain sur la cybersécurité, qui se tiendra à partir d’aujourd’hui à l’hôtel Sheraton d’Oran, verra la participation de 300 professionnels venus de tous les pays du Continent noir.  Selon l’organisateur de cet événement, Mehdi Zakaria, plusieurs acteurs dans le domaine seront présents à cette 6e édition, y compris ce qu’on appelle les «white hackers» qui sont certes, des pirates électroniques, mais pour la bonne cause.

Plusieurs gouvernements font appel à ces personnes douées pour se mettre à l’abri des attaques électroniques lancées dans le cadre de la cyberguerre, devenue ces dernières années l’arme redoutée par tous. Ces attaques sont d’autant plus dangereuses qu’elles ont changé la donne lors d’une échéance électorale comme celle de la présidentielle américaine où le scandale «Cambridg Analytca» a fait le buzz avec des soupçons que le réseau social facebook avait influencé les internautes sur le choix du vote.
Un sujet qui ne passera pas inaperçu, lors de ce sommet continental, où plus de 300 participants représentant des institutions et entreprises africaines et algériennes, à l’image des grands facturiers Sonelgaz, Algérie Télécom et Sonatrach sont attendus à la 6e édition du sommet africain sur la cybersécurité (African Cyber Security Summit), qui se tiendra à Oran du 3 au 5 avril.
Baromètre 2018 CyberSécurité des entreprises et institutions algériennes
Organisé par l’agence de communication XCOM Agency, cet événement prévoit des conférences, tables rondes et ateliers, ainsi que nombre de rendez-vous B to B, a indiqué la chargée de communication de l’agence, Sonya Akli. Ce rendez-vous, placé sous le slogan « La cyber sécurité à l’ère de la transformation digitale africaine », regroupera l’ensemble des décideurs tous secteurs confondus et des éditeurs et constructeurs leaders mondiaux en solution de cybersécurité, a-t-elle ajouté. La protection de la vie privée, la cybercriminalité et la protection des données, la cybersécurité, arme de souveraineté nationale, ou encore monétique et paiement en ligne et le développement de la collaboration panafricaine, seront autant de sous-thématiques qui seront abordées trois jours durant. Il s’agit d’une rencontre paafricaine qui vise à répondre à des questions majeures : quel est le rôle et quelles sont les responsabilités des acteurs de l’information technologie (IT) dans la prévention des nouvelles menaces liées à la digitalisation ? Quels défis doit relever l’Afrique en matière de cybersécurité ? a-t-on noté. Cet événement est inscrit dans une volonté de placer l’Algérie comme leader du continent africain dans le domaine de la cyber sécurité, a-t-on souligné, ajoutant que les délégations des plus importantes institutions et entreprises algériennes et étrangères, telles que la Tunisie, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, le Tchad, le Congo, le Gabon, le Niger, l’Egypte, l’Arabie saoudite, la France, la Belgique, la Croatie et le Canada, débattront, pendant trois jours, de l’état et des nouveautés du secteur en Algérie et en Afrique.
Les participants à cette 6e édition pourront, par ailleurs, découvrir en avant-première la présentation des résultats du baromètre 2018 cyber sécurité des entreprises et institutions algériennes, afin de mieux cerner l’état de la cybersécurité et de ses enjeux au sein des grandes entreprises algériennes.
Cette enquête indépendante, menée en collaboration avec le cabinet spécialisé  Algeria Digital Trends, adressée aux directeurs informatiques et aux Responsables sécurité des systèmes d’information (RSSI) des grandes entreprises et institutions algériennes, mettra au jour la perception et la réalité de la cybersécurité avec de nouvelles données : l’évolution des cyberattaques, la prise en compte des réglementations et normes, l’usage des mesures de sécurité, les perspectives pour l’avenir avec les enjeux de la transformation numérique et l’impact sur la gouvernance cyber.