La Société des eaux et de l’assainissement d’Oran (SEOR) a pris des mesures pour enrayer le problème de l’eau colorée touchant neuf secteurs hydrauliques à l’est d’Oran, a indiqué lundi le directeur de l’entreprise, Berrahma Mohamed.

La couleur jaunâtre de l’eau coulant des robinets est due à l’excès de fer, a indiqué M. Berrahma à l’APS, réfutant toute hypothèse de contamination microbiologique de l’eau. «Nous sommes catégoriques : il n’y a aucune contamination de l’eau», a-t-il affirmé, précisant que «les analyses effectuées quotidiennement par la SEOR montrent que l’eau est consommable et que le taux élevé de fer ne pose pas de problème à la santé humaine».
«La potabilité de l’eau est soumise à 64 paramètres, dont quatre ne figurent qu’à titre indicatif. Ces paramètres ne remettent pas en cause la norme de consommation, soit l’odeur et la couleur», a-t-il expliqué. En effet, le fer provient des adductions en acier du barrage de Gargar et celles qui acheminent l’eau de Aïn El Bya jusqu’à Seddikia, a expliqué le responsable. Une des mesures adoptées par la SEOR consiste en des opérations de rinçage à haute pression pour éliminer la rouille. «Lorsqu’elle est «trop douce», l’eau a tendance à se régénérer en allant chercher du fer dans les conduites», a expliqué M. Berrahma, affirmant qu’il s’agit d’un phénomène naturel que l’on rencontre dans de nombreux pays, notamment lorsque des eaux de provenances diverses (eaux de barrages et de dessalement) sont mélangées. «Il nous arrive de demander au complexe de dessalement de l’eau de mer d’El Mactâa, qui alimente Oran Est d’augmenter la dureté de l’eau, qui correspond à la quantité de minéraux présents (calcium, sodium, magnésium), pour atténuer le taux de ce phénomène», a ajouté le responsable. Les opérations de contrôle de la SEOR ont révélé que 9 secteurs hydrauliques sur 137 sont touchés par ce problème. Il s’agit, entre autres, de Haï Es-Seddikia, Haï Gambetta, Haï USTO, Haï El Maqari (les Castors), Haï Es-Sabah, Haï Hayat Regency et Haï Matlâa El Fadjr (Point du jour). Pour le directeur de la société, le règlement définitif de ce problème consiste à remplacer les adductions en acier par d’autres en PEHD (polyéthylène Haute densité) ou en PRV (Polyester renforcé en fibres de verre). «Ce qui demande de gros investissements», a poursuivi M. Berahma.
(aps)