Un véritable gâchis et une incompréhension totale prévalent sur un soi-disant nouveau pôle, celui de Belgaïd en l’occurrence.  Depuis le rond-point de Canastel jusqu’au lycée, se trouvant à l’extrémité du long boulevard sans nom de Belgaïd, une anarchie et un état sauvage sont constatés sur les rives  droite et gauche comme au centre, censé recevoir une extension du tramway qui n’arrive toujours pas. 

 

A défaut de ligne de tramway, faute de budget, il aurait été au moins possible d’entreprendre un nettoyage quotidien des lieux au lieu de laisser la situation se dégrader de jour en jour. Aucune autorité ne semble connaître ce tronçon, ou alors, elle ferme les yeux sur une priorité de la ville au moment où des discours pompant sont entendus çà et là. Mais pourquoi donc attendre une situation de fait accompli pour recourir par la suite à des opérations coûteuses et contraignantes et nécessitant des autorisations particulières et des instructions en haut lieu ?   A partir du rond-point de Canastel, on accède donc au début d’un très long boulevard qui comme son nom l’indique bien, «Douar Belgaïd», dans la partie est de la ville d’Oran, une appellation imposée et acceptée malheureusement par la société civile qui semble bien s’en faire. Et de là, commence un véritable paysage d’amertume fait d’anarchie, de saletés et de non droit. Pour une situation similaire et au-delà de l’absence des services de la commune, ce sont bien plusieurs directions de wilaya qui sont directement hors du coup.
Les directions de la santé, du commerce, de l’environnement, des transports pour ne citer que celles-là. Pour la santé, il est clair que la sonnette d’alarme pour prévenir contre les maladies, la DSP est censée être là pour imposer ses prérogatives, afin d’assurer la prévention et la santé publique du citoyen, et pour cause, l’état des lieux avec les éternelles flaques d’eau devant lesquelles sont entreposés tous les produits alimentaires consommables, pain et poisson à même le sol, les légumes et fruits… En clair, tout ce qui est acheté dans des conditions déplorables et qui pénètrent dans les maisons pour être consommés par les enfants et les personnes fragiles. La Direction des transports, absente dans ces lieux, des bus de voyageurs et des véhicules de transport de marchandises de toutes sortes imposent les règles de l’anarchie pour le stationnement comme pour la circulation avec leur propre code, qui est en fait celui du non-droit. Il est aussi clair que l’étalage de produits alimentaires sur la voie publique est du ressort des services de Sûreté pour occupation illégale de l’espace public, mais n’empêche que la Direction du commerce a son mot à dire sur le marché informel, si, comme elle le laisse entendre dans les discours officiels, elle active pour enrayer le marché informel qui, à Belgaïd, semble avoir de beaux jours devant lui. L’hygiène et la préservation d’un espace public ne nécessitent pas de très gros moyens, si la volonté de bien  faire existe bel et bien. L’allée centrale du long boulevard de Belgaïd si elle venait à être gazonnée, au lieu de recevoir des étals de sardines et de pomme de terre, serait alors beaucoup plus accueillante et redonnerait vie à la Cité.