L’enquête enclenchée par les services de la Gendarmerie suite au spectaculaire hold-up à la fourrière municipale de Chteïbo n’a pas tardé à porter ses fruits. En effet, selon des sources sécuritaires, cinq des sept personnes soupçonnées d’être derrière ce coup ont été appréhendées.

Les mis en cause habitent respectivement aux Castors et Chahid Mahmoud (ex-douar Boudjemaâ). Dans cette localité, les enquêteurs ont pu mettre la main sur 7 motos parmi plus de 20 volées de la fourrière. Nos sources affirment que l’enquête suit toujours son cours afin de récupérer le maximum des motos volées. L’opération spectaculaire s’est produite dans la nuit du jeudi à vendredi derniers à 1 heure du matin, lorsqu’un groupe d’individus encagoulés et lourdement armés d’épées et de couteaux ont investi la fourrière municipale située dans la localité de Chteïbo (Nedjma), bilan, plus d’une vingtaine de motos de grosses cylindrées ont été dérobées, deux gardiens blessés et quatre retrouvés ligotés. Le récit rapporté par l’un des gardiens ligotés donne vraiment froid dans le dos et laisse pour le moins pantois. Surpris, les gardiens n’ont rien vu venir et ne s’attendaient vraiment pas à vivre une telle situation. Les ravisseurs, qui semble-t-il, ont bien préparé leur coup, devaient savoir que cette fourrière municipale n’était dotée d’aucun système de surveillance ou de protection particulière, ni téléphone, ni éclairage : un espace communal laissé totalement à l’abandon. Plus grave encore, ce sont les gardiens qui travaillaient au risque de leur vie dans un espace de surcroît appartenant à la commune démunie des conditions les plus basiques de travail et ce qui devait arriver arriva et ce n’est que miracle si les gardiens ont eu la vie sauve, ce qui n’empêche pas que la commune et les autorités locales doivent assumer leur entière responsabilité dans la nuit d’horreur vécue par le groupe de gardiens sans défense de la fourrière municipale dont la vocation est de parquer les motos et motocycles saisies. Une fois les gardiens neutralisés par les ravisseurs puis ligotés, le groupe d’individus a commencé par sortir les grosses cylindrées par le grand portail de la fourrière et il aura fallu un grand fourgon et deux voyages pour emporter plus d’une vingtaine d’engins et disparaitre.