Le directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE) Smaïn Amirouche a assuré que « l’eau du robinet est saine ». Il précisera en outre que « toutes les analyses et prélèvements faits par le ministère de la Santé, l’Institut pasteur et l’Algérienne des eaux sont arrivés à la conclusion que seules les sources non contrôlées présentaient une eau de mauvaise qualité».

Par ailleurs, à Oran comme ailleurs, de nombreux citoyens ont pris cette habitude par souci purement financier de se rabattre aussi sur les vendeurs ambulants, ces colporteurs d’eau douce qui s’approvisionnent à partir de puits notamment du côté de la partie ouest de la ville vers le secteur Bouâmama. Selon deux biologistes que nous avons interrogés, ces derniers ont affiché un certain scepticisme quant aux contrôles effectués par les bureaux d’hygiène sur ces puits et sources, dont certains sont certes autorisés mais d’autres pas. « Il est difficile de concevoir un contrôle général sur l’ensemble des puis à partir desquels se fournissent ces colporteurs d’eau douce». Ce constat est fait à partir d’une réalité qui pousse tout consommateur à être sceptique ; car à voir l’état des camions citernes qui sillonnent certaines artères de la ville, même s’ils sont autorisés, il est difficile d’admettre qu’avec les moyens humains limités des APC et des bureaux d’hygiène, qu’un contrôle rigoureux puisse s’opérer sur ces camions et aussi à travers tous les puits où se fournissent ces colporteurs. En temps de crise avec l’apparition de l’épidémie de choléra, de nouvelles dispositions devraient déjà être prises. D’un autre côté, un responsable nous assure que les colporteurs d’eau douce sont dans le collimateur des services de contrôle et font régulièrement l’objet d’enquête et de retrait d’agrément pour ceux dont les réservoirs ne répondent pas aux normes d’hygiène.