Invité hier à la rencontre virtuelle organisée par l’Ambassade des Etats-Unis à Alger, intitulée «les opportunités d’entreprendre en Algérie», le ministre délégué de l’Economie, de la Connaissance et des Start-ups, Yacine El-Mehdi Oualid, a réaffirmé l’ambition du gouvernement à favoriser la création et le lancement de nouvelles entreprises. Le responsable a ainsi fait savoir que la situation actuelle du pays, la crise du coronavirus, qui «a changé notre façon de travailler», et la volonté de sortir de l’économie de rente, «obligeaient» l’Algérie à inventer un «nouveau» modèle : «L’Algérie fait face à de grands défis. Le plus important pour nous est le passage d’une économie basée sur les revenus du pétrole vers un modèle plus résilient, plus ambitieux.» Cette rencontre, organisée par la représentation américaine dans le but de marquer la «semaine de l’entrepreneuriat» célébrée par 180 pays à travers le monde, a permis au chargé d’affaires à l’ambassade US, Gautam Rana, de faire savoir que l’Ambassade des Etats-Unis en Algérie était «engagée» à favoriser «l’esprit d’entreprise et à diversifier l’économie en Algérie». Plusieurs programmes sont, en effet, proposés et visent «à aider les Algériens à développer des compétences entrepreneuriales et professionnelles». Ainsi, il est rappelé que l’Initiative de partenariat pour le Moyen-Orient (MEPI) du gouvernement américain a soutenu de nombreux projets d’entrepreneuriat en Algérie. Les derniers projets d’entrepreneuriat du MEPI «ont permis la formation de milliers de jeunes entrepreneurs, le lancement de centaines de nouvelles entreprises et la stabilité de dizaines d’entreprises émergentes dans plus de 20 wilayas à travers le pays», explique le responsable de l’Ambassade. Evoquant ainsi le modèle économique américain, dont la caractéristique centrale reste la liberté d’entreprendre, Yacine El-Mehdi Oualid a, par ailleurs, indiqué que «les solutions aux problèmes de demain nous demandent des idées nouvelles (…) L’entrepreneuriat a toujours été la solution pour arriver à des situations viables. Et cela est encore plus vrai, aujourd’hui, avec la crise du coronavirus qui a totalement changé notre façon de travailler». Le ministre de l’Economie, de la Connaissance et des Start-ups souligne en ce sens que le gouvernement a pour priorité la promotion de la création d’entreprises. «Les entreprises traditionnelles ont été la base de notre économie, mais avec les innovations technologiques, nous voyons aussi l’émergence rapide de start-ups. C’est pourquoi elles sont la priorité pour le gouvernement algérien». Le ministre de l’Economie, de la Connaissance et des Start-ups affirme ainsi que la «volonté politique» de promouvoir les start-ups et l’innovation est largement «présente», «notre ministre du Travail a félicité le lancement d’entreprise, nous faisons en sorte que l’environnement soit plus favorable aux start-ups», notamment «en facilitant les voies de financement». Yacine El-Mehdi Oualid a notamment donné pour «preuve» de la volonté du gouvernement la création dernièrement du nouveau fonds public baptisé «Algerian Start-up Fund» pour l’investissement dans les start-ups, mais aussi le lancement du premier accélérateur public de start-up «Algeria Venture», dont la mission est de fournir l’encadrement aux nouveaux projets, notamment le financement, la formation, le coaching et «tout ce dont une start-up a besoin pour démarrer». <