Tout indique que le ministre algérien de l’énergie va devoir reprendre son bâton de pèlerin et se relancer une nouvelle fois dans une nouvelle bataille diplomatique pour stabiliser les prix des hydrocarbures et du baril en particulier.

Ce scénario n’est sans doute pas pour aujourd’hui mais il pourrait avoir lieu dans les mois prochains, voire les semaines à venir si les cours du brut continuent de se comporter comme ils le font depuis quelques jours. Ces derniers restent relativement stables mais sont comme tentés par la baisse comme c’était le cas hier sur le marché newyorkais où ils ont connu à l’ouverture un petit fléchissement de 34 cents pour arriver à 53, 02 dollars, faisant dire à un expert que « le marché semble se chercher une direction ».
Pour la lui donner, Noureddine Bouterfa n’est pas le seul concerné. Pour ce nouveau combat à mener, ce sont tous les ministres des pays membres de l’Opep qui le sont dans un contexte où la hausse des cours du baril du brut n’a pas encore eu lieu. Depuis janvier 2017, ces derniers restent dans une fourchette comprise entre 50 et 54 dollars à New York. Tout se passe comme si les marchés demeurent en attente d’une nouvelle impulsion pour rebondir à nouveau et gagner de nouveaux points. Le modèle reste celui de l’Accord d’Alger en septembre 2016, confirmé à Vienne en novembre de la même année, et dont l’efficacité n’est pas à démontrer si l’on se souvient à quel le prix le baril était cédé avant l’automne dernier.
Cependant, il faut des décisions plus fortes ou plutôt des rappels à l’ordre car, de l’avis des experts, la baisse des extractions mis en place depuis le 12 janvier 2017 par les pays de l’Organisation et ses partenaires, dont la Russie, ne s’est pas encore totalement traduite par une réduction globale de l’offre. Au même moment, les réserves de brut aux Etats-Unis ont bondi. Il reste que les quotas de production ont été mieux respectés que par le passé par l’Opep et qu’il s’agit de garder le cap. C’est pourquoi, et depuis mercredi dernier en particulier, des analystes continuent de penser que tout mouvement de baisse devrait rester limité par le fait que les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole « pourraient étendre et même accentuer la réduction de la production » au-delà du premier juillet prochain, période à laquelle arrivera à terme l’accord conclu par l’Opep et les pays non-membres de réduire l’offre mondiale.