Le monde des bisounours n’existe pas. Une réalité que semblait avoir oublié de nombreux «analystes» virtuels. L’affaire Pegasus, cette grande affaire d’espionnage révélée récemment, vient ouvrir les yeux à ceux qui ne veulent pas voir. Une plateforme (Forbidden Stories), une ONG (Amnesty International) et seize médias ont pu lever le voile (pourtant pas si étanche que ça) sur la surveillance de masse pratiquée par plusieurs pays. Ces derniers ont ainsi eu recours à cet acte répréhensible à plus d’un point, illégal et inacceptable, via une nouvelle «arme», qui a pour nom Pegasus. Un logiciel espion présenté comme «surpuissant» et commercialisé par une société privée israélienne, NSO.
Pourtant, toute l’histoire ne devrait pas être surprenante. Un rappel est toujours important. Pegasus n’est pas à son premier «coup», puisqu’il avait déjà été «incriminé» dans la rocambolesque affaire «Khashoshgi» qui avait couté la vie au journaliste saoudien. C’était il y a près de trois ans (octobre 2018).
Bien avant, en 2013, un lanceur d’alerte, Edward Snowden, avait dévoilé au monde entier les projets secrets élaborés par les services de renseignement américains, la CIA et la NSA. La surveillance de masse n’était plus une rumeur, un «mirage», mais bien réelle. L’ancien analyste américain, aujourd’hui réfugié en Russie, ne s’est pas contenté de dénoncer. Six ans après, il publiait un livre, «Mémoires vives», qui a fait le tour du monde, et dans lequel il expliquait, avec détails comment les stratégies d’espionnage US était élaborée.
Ainsi, ni Pegasus ni la surveillance de masse ne peuvent être considérés comme des «surprises». Ceux qui voulaient savoir, avaient au moins une idée. Le premier «apport» de ce qu’ont dévoilé les médias avec les deux organisations, c’est surtout le grand danger que représente l’entité sioniste. Et maintenant, l’Algérie est totalement impliquée. L’axe Tel-Aviv – Rabat est une réelle menace pour la sécurité de toute la région, et il ne faut pas attendre des lanceurs d’alerte pour en saisir le danger. D’ailleurs, le logiciel espion n’est sans aucun doute qu’une des facettes des menaces sur l’Algérie.

(*) : «Ouvrez vos yeux» en anglais