Capable ou pas capable ? Dominic Thiem aura un sacré défi à relever aujourd’hui, à partir de 9h30 sur la Rod Laver Arena de Melbourne (Australie). L’Autrichien, disputera sa 3e finale en Grand Chelem avec l’intention de triompher pour la première fois à ce niveau. Pour cela, il devra se défaire d’un Novak Djokovic qui n’a perdu aucune de ses 7 précédentes finales australiennes. C’est pour dire qu’en face, il aura un monstre qui disputera sa 32e finale en tournoi majeur.

Thiem a déjà battu Novak en Grand Chelem. C’était en 2017 et 2019 sur la terre battue parisienne à Roland Garros. Mais, pour cette affrontement, la surface est toute autre puisque le duel se jouera sur dur. Et cela change quelque peu la donne. Aussi, le Serbe connaît bien les lieux puisqu’il animera l’explication ultime pour la 8e fois depuis qu’il est sur le circuit. Aucun autre tennisman ne fait mieux que lui.
Ces chiffres, ajoutés à l’expérience
(33 ans en mai prochain), font de «Nole » un super favori. Même Thiem l’admettait au sortir de sa demi-finale remportée 3 jeux à 1 face à Zverev : «Il faudra tenter des coups risqués, tout en évitant de trop en faire. C’est un équilibre difficile à trouver, mais je l’avais parfaitement mis en application à Londres, lors du Masters (6-7 [5], 6-3, 7-6 [5]). Mais il ne faut pas se mentir : Novak (Djokovic) sera favori. Il n’a jamais perdu la moindre finale ici.» Lucidité avec un brin de bluff quand-même.
La zone de confort
A déjà 26 ans, Thiem n’a toujours pas remporté de majeur. Il est difficile pour la génération montante de s’inviter aux sommets alors que le trident infernal (Djokovic – Nadal – Federer) est toujours en exercice et joue, souvent, le meilleur tennis qui soit. Notamment lors des événements phares. « les temps sont durs pour nous autres, les jeunes joueurs. Nous devons encore faire face à de véritables légendes de notre sport. Mais je pense que ces deux situations sont complètement différentes. J’ai essayé de m’améliorer depuis mes deux finales perdues à Paris, et j’ai le sentiment d’avoir engrangé de l’expérience. Je me sens capable de maintenir mon niveau au top sur deux semaines complètes, ce qui n’était peut-être pas le cas en 2018 », reconnaît celui qui a pris le meilleur sur le natif de Belgrade 4 fois sur leur 5 derniers affrontements.
Un ascendant psychologique avant d’aborder cet important rendez-vous ? Pas forcément : « je ne crois pas que cela ait une réelle incidence. Ici, il est dans sa zone de confort. Cela fait des années qu’il joue son meilleur tennis en Australie. Je m’attends à ce qu’il fasse de même en finale », prévoit Thiem. Il le sait très bien, quand on joue un adversaire qui n’a laissé filer qu’un petit set depuis le début de l’épreuve, le danger n’est jamais loin. D’ailleurs, même le légendaire Roger Federer n’a pas pu prendre une manche il y a 3 jours. Cependant, le challenge est là. Tout comme l’opportunité de connaître le premier véritable fait d’arme en carrière. Quand on résiste à Nadal et qu’on se défait de Zverev sans véritables encombre, on peut légitimement soulever le Graal. n