Synthèse Salim Benour
Vendredi 14 octobre 2022, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies est intervenu devant les membres de la 4e commission des Nations unies chargée des questions de décolonisation. Nadir Larbaoui a rappelé à cette occasion les « fondamentaux juridiques et historiques » de la question du Sahara occidental, avant de déconstruire les thèses marocaines sur le territoire en attente d’un référendum d’autodétermination.
Dans son allocution, l’ambassadeur d’Algérie s’est félicité du nombre des déclarations faites par de nombreuses délégations ainsi que par des pétitionnaires venant des quatre coins du monde soutenir le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, parmi lesquels le petit-fils du symbole de la lutte et de la liberté, le leader Nelson Mandela.
Ces déclarations constituent un motif d’optimisme et d’espoir, étant donné que la conscience des peuples libres est toujours vivante et vibrante lorsqu’il s’agit des valeurs humaines, des principes fondamentaux, des buts et des objectifs des Nations Unies, a-t-il souligné.
L’ambassadeur algérien a cependant regretté l’incapacité des Nations unies à mener à bien, à ce jour, les missions qui leur ont été confiées en vue de décoloniser les 17 territoires inscrits sur la liste des territoires à décoloniser, dont le Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique, à un moment où la communauté internationale se mobilise pour rejeter et condamner l’annexion de territoires par la force dans d’autres régions du monde, selon la politique condamnable de deux poids deux mesures.
Nadir Larbaoui a rappelé aux membres de la 4e Commission de l’Assemblée générale la nature juridique de la question du Sahara occidental, à travers les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, qui ont toutes affirmé le droit légitime du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination. Il a également rappelé la récente décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui a affirmé que le droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui est une réalité juridique incontestable et que les pays africains doivent œuvrer à la mise en œuvre de cette décision.
A propos de la position marocaine cherchant à imposer comme seule solution au conflit le plan d’autonomie, l’ambassadeur Larbaoui a mis en garde contre ce dangereux précédent qui menace les fondements de la légalité internationale et la Charte des Nations Unies, relevant que le fait d’accorder une quelconque crédibilité à une telle proposition reviendrait à légitimer, pour la première fois depuis la création de l’ONU, l’occupation et l’annexion d’un territoire par la force.