L’ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, en première ligne ces dernières années pour défendre la politique de Moscou, notamment en Ukraine et en Syrie, est mort subitement à New York lundi.

Le diplomate, qui devait avoir 65 ans mardi, a eu un malaise alors qu’il se trouvait dans les locaux de la représentation russe auprès des Nations unies et a été transporté en urgence dans un hôpital de Manhattan, souffrant apparemment de problèmes cardiaques, ont indiqué des sources diplomatiques. Vitali Tchourkine, un diplomate de carrière formé à l’époque soviétique, avait été nommé à ce poste en 2006, deux ans après que l’actuel ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, l’avait quitté. Il avait précédemment travaillé au ministère des Affaires étrangères à Moscou, avait été ambassadeur au Canada, en Belgique et représentant spécial russe aux négociations sur l’ex-Yougoslavie (1992-94). L’ancienne ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, avec laquelle Vitali Tchourkine avait notamment eu des échanges très vifs sur la Syrie, a néanmoins écrit sur Twitter être «effondrée» en apprenant son décès, et a salué un «maestro de la diplomatie».