Dans le monde entier, des millions d’enfants sont privés de leur enfance parce que contraints d’exercer un travail mettant en péril leur santé et leur éducation. Ce fléau représente un véritable casse-tête pour l’Organisation des Nations unies (ONU) qui multiplie, depuis plusieurs années, des initiatives visant à l’éliminer, sans pour autant y arriver.

C’est pourquoi, cette institution a décidé de  passer à une nouvelle étape dans sa lutte contre le travail des enfants en adoptant à l’unanimité, lors de son assemblée générale, une résolution proclamant l’année 2021 « Année internationale de l’élimination du travail des enfants ». L’annonce a été faite par l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un communiqué publié sur son site web. « La résolution rappelle l’engagement des Etats membres à prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite d’êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes », a précisé le communiqué.

L‘Assemblée générale de l’ONU souligne, par ailleurs, l’importance de « revitaliser les partenariats mondiaux pour assurer l’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030, y compris en ce qui concerne les objectifs et les cibles visant à éliminer le travail des enfants », poursuit la même source. La lutte contre le travail des enfants a enregistré des progrès « considérables » ces dernières années, estime l’OIT, imputant cette avancée à « un intense travail de plaidoyer et une mobilisation à l’échelon national s’appuyant sur des mesures législatives et pratiques ». En chiffres,  le recul du travail des enfants dans le monde a reculé de 38% entre 2000 et 2016, détaille l’Organisation dont la Cheffe du service des Principes et droits fondamentaux au travail, Beate Andrees, soutient que « la lutte contre le travail des enfants a pris un élan extraordinaire ces vingt dernières années ». Cependant, « 152 millions d’enfants à travers le monde sont aujourd’hui astreints au travail », a-t-elle regretté, en se référant au document de l’OIT. Celui-ci indique que sur les 152 millions d’enfants travailleurs sont âgés de 5 à 17 ans, dont près de la moitié, soit 73 millions, effectue des travaux dangereux.

« De toute évidence, nous devons amplifier notre action et la décision prise par l’Assemblée générale de proclamer l’année 2021 « Année internationale de l’élimination du travail des enfants » va beaucoup nous aider à attirer l’attention sur les millions de filles et de garçons qui continuent de travailler dans les champs, les mines et les usines », a conclu Mme Andress.