Par Feriel Nourine
Entre une production de Sonatrach, qui a augmenté en 2021, des prévisions toujours à la hausse pour la compagnie nationale d’hydrocarbures en 2022, notamment en matière de recettes, et un baril de Brent qui file droit vers les 100 dollars, le secteur des hydrocarbures en Algérie est en train de couler des jours plutôt paisibles par rapport aux bouleversements que lui avait fait traverser la pandémie de Covid-19.
Ceci étant, à la forte dépendance du pays à ses recettes en pétrole et gaz s’ajoute l’autre dépendance des énergies renouvelables, alors que la transition énergétique tarde toujours à se faire une place dans la stratégie du secteur, même si elle peut compter sur un potentiel local énorme et inépuisable.
Cette transition est, cependant, appelée à se réaliser quelles que soient les embûches qu’elle croise sur son chemin. Elle se fera inévitablement en comptant sur un partenariat étranger, porteur de savoir-faire et d’expérience dans le secteur des énergies renouvelables. C’est d’ailleurs dans cette logique que pourrait être inscrite l’étude réalisée par la Société allemande pour la coopération internationale (GIZ). Un Document qui insiste sur les capacités gigantesques de l’Algérie en hydrogène vert, sans manquer d’appeler, voire de conseiller, aux ministères de l’Energie, de la Transition énergétique et des Energies renouvelables d’y investir, aussi bien pour assurer les besoins nationaux dans plusieurs secteurs énergivores que pour exporter cette énergie vers d’autres pays.
L’étude en question ne manque pas de tracer les grandes étapes du passage à la consommation de l’hydrogène vert. Mais avant la consommation, il y a d’abord la production de cette énergie, entre autres. A ce seul niveau déjà, l’expérience des entreprises allemandes est presque explicitement recommandée par GIZ à travers une étude à valeur d’offre de service à destination des responsables algériens chargés de multiplier les sources de la transition énergétique.
Il ne s’agit pas de la première opération du genre, ni la dernière en provenance des Allemands. Mais celle-ci et celles qui la suivront pourraient s’inscrire dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui ouvre la voie grande vers le développement des énergies renouvelables via le partenariat avec des firmes étrangères.