Après les propos du ministre du Commerce pointant du doigt et remettant en cause la cherté de la viande rouge locale, c’est l’Office national des aliments de bétail (Onab) qui se lance dans la bataille pour réduire le prix de la volaille qui a connu une hausse importante, ces dernières semaines, poussé par la forte demande.
C’est justement pour casser les prix de la volaille que l’Onab a entamé hier une opération de mise sur le marché d’un stock de 57 000 quintaux de poulets à 250 DA/Kg, a affirmé Mohamed Batraoui, Président-Directeur général de l’Onab.
Ce dernier a expliqué que l’opération vise à «casser les prix de la volaille qui ont flambé dernièrement pour atteindre 360 DA/kg, d’où l’idée de mettre en place 51 points de vente dans 23 wilayas, à l’instar d’Alger, Blida, Oran, Annaba, Constantine, Tlemcen, Mostaganem, Ghardaïa, Sidi Bel Abbès, Adrar et Illizi.
M. Batraoui, qui répondait aux questions de l’APS, a cité les points de vente répartis à Alger sur les communes de Chéraga (El Karia), Aïn Benian (au siège de l’Office national interprofessionnel des légumes et viandes – Onilev), Hussein Dey, un à l’entrée de la rue Tripoli et un autre à proximité du Groupe Giplait), et Reghaïa, où trois unités entreront en service aujourd’hui mercredi.
En plus de ces points de vente fixes, des camions (points de vente itinérants) ont été mobilisés pour sillonner les cités et vendre de la volaille aux citoyens qui n’auront pas à se déplacer, notamment par ces temps de confinement imposé du fait de la propagation du Covid-19, a-t-il souligné.
«Quatre camions se sont dirigés, hier, vers les quartiers de Bab el Oued, El Harrach, Mohamed Belouizdad et El Mohammadia dans la capitale, en vue d’y vendre des viandes blanches aux citoyens au prix de 250 DA le kilo», a fait savoir M. Batraoui, qui rappelle que la production de volailles avait connu avant les mesures de confinement «un surplus considérable qui a induit une baisse des prix». Ce surplus a amené l’Onab à «stocker quelque 67 000 quintaux de poulets, dont une quantité a été sortie, au début de Ramadhan, tandis que le reste, à savoir
57 000 quintaux, leur utilisation a commencé, hier mardi, en vue de contrer la hausse des prix», a relevé M. Batraoui.
Par ailleurs et pour ce qui est du marché de la viande rouge locale, c’est le premier responsable du département du Commerce, Kamel Rezzig, qui a affirmé que la tutelle «a pris les mesures entrant dans le cadre de ses prérogatives contre les spéculateurs chaque fois qu’il a été destinataire d’une plainte». Le ministre n’avait pas exclu à cette occasion un éventuel recours à l’importation à partir de pays voisins pour rendre les prix plus raisonnables, regrettant que l’accord convenu antérieurement avec les représentants de la filière ovine ne soit pas concrétisé sur le terrain.<