La conclusion de l’entreprise nationale Sonatrach avec son partenaire français Total d’un accord important dans le domaine de la pétrochimie vient colmater un manque notable dans la diversification de ses activités, en adéquation avec un environnement international de plus en plus exigeant.

Aussi l’acquisition de la raffinerie d’Augusta en Italie auprès d’Esso Italiana, ainsi que trois terminaux pétroliers en Italie est une transmutation particulièrement bienvenue pour la bonne santé de l’entreprise. Et un bond en avant qui ouvre de nouvelles perspectives plutôt prometteuses dans l’avenir. Cette offensive à l’international opérée par la Sonatrach, premier groupe pétrolier continental et douzième dans le monde, enclenche une dynamique qui cadre avec l’importance de cette entreprise. Sonatrach, qui avait signé divers accords avec l’italien Eni et investi dans des projets en Irak, ne pouvait que s’inscrire dans cette perspective dynamique et anticipatrice. Beaucoup de marchés sont actuellement en appel d’expérience et de savoir-faire que détient justement l’entreprise nationale des hydrocarbures. Après les nouvelles découvertes dans des zones au Sahel comme au Niger, la prospection au Mali et son retour annoncé en Libye, Sonatrach devrait de plus en plus investir des domaines autres que la seule production du pétrole et du gaz.  Cette adaptation à l’international est devenue incontournable dans un monde en perpétuel changement et où l’énergie tend à se diversifier. La conjoncture économique mondiale aura finalement eu un effet positif, celui de pousser les dirigeants de l’entreprise au-delà de cette « confort zone » devenue périlleuse pour les caisses de l’Etat. Produire des dérivés pétrochimiques, un marché particulièrement intéressant, aura été trop longtemps délaissé par la Sonatrach. Aujourd’hui il s’agit d’ores et déjà de mettre le cap sur des horizons nouveaux. Et s’inscrire véritablement dans une stratégie de croissance.