Le décès de l’étudiante Nacera Bekkouche dans l’enceinte de la cité universitaire Ouled Fayet continue de mettre sous tension le champ des œuvres universitaires. Depuis ce décès, qui a mis en émoi l’ensemble du pays et notamment la communauté universitaire, les cités vivent une colère confinée pendant longtemps.
Après le limogeage de deux responsables, dont le Directeur général de l’Office national des œuvres universitaires (Onou), c’est un comité directoire de la gestion de ces œuvres qui a été installé jeudi. Composé de quatre membres, le Comité directoire gérera les œuvres universitaires en attendant la désignation d’un nouveau Directeur général de l’Onou, a indiqué le Secrétaire général du ministère, Nouredine Ghouali, qui a procédé à l’installation de ce comité.
Le Comité directoire est composé de quatre membres, à savoir deux représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mustapha Tebib et Smaïl Inzaren, et deux autres de l’Onou, Abdelmadjid Ammour et Mohamed Benguettaf. Dans son allocution à l’occasion de la cérémonie d’installation du comité, le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur a appelé les quatre membres à faire montre de «rigueur dans la gestion des œuvres universitaires en cette conjoncture sensible et exceptionnelle», les instruisant à procéder «dans l’immédiat à une évaluation de la situation». Il a également souligné la nécessité d’appliquer «une feuille de route consistant à prendre des mesures rigoureuses en matière d’amélioration de la prise en charge des étudiants dans les résidences universitaires», citant notamment le «chauffage et la restauration et surtout veiller à la sécurité des lieux». Ce qui n’est pas sans rappeler les circonstances du décès tragique de l’étudiante de l’université Alger 2.
Le ministère de l’Enseignement supérieur avait annoncé, mercredi, qu’il a été mis fin aux fonctions du Directeur général de l’Onou, suite au décès de l’étudiante Nacéra Bekkouche, à la cité universitaire Ouled Fayet-2 pour filles (Ouest d’Alger), suite à un court-circuit au niveau d’une résistance à l’intérieur de la chambre universitaire.
Pour sa part, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui présidait le jour-même une réunion du gouvernement, a donné des instructions au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à l’effet de «prendre des mesures urgentes de réhabilitation à l’endroit des cités universitaires qui connaissent un état de dégradation des immeubles et des équipements, d’une part, et de sécuriser, d’autre part, les infrastructures d’hébergement, en interdisant notamment l’accès à toute personne non résidente au niveau de ces cités». M. Djerad a également recommandé de «prendre les mesures nécessaires relatives à l’amélioration de la qualité des prestations liées à la restauration et au transport des étudiants intra et inter-wilayas, et de veiller à l’hygiène et au cadre de vie des cités universitaires et des pavillons».