Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Abdelbaki Benziane a fait savoir, hier, que le projet de réforme des œuvres universitaires sera prêt «avant la fin de l’année». Le responsable, interrogé par la chaine 3 de la Radio nationale, a par ailleurs ajouté que l’objectif était d’arriver à un «projet de réforme complet et bien structuré». Un «groupe de travail» se penche actuellement sur la refonte du système des bourses, de l’hébergement ou encore de la restauration et du transport des étudiants. Quant à la délicate question du modèle LMD (Licence-Master-Doctorat), Abdelbaki Benziane a jugé que ce système aurait également besoin de mesures «correctives».
En effet, relativement critique envers ses prédécesseurs ayant eu la charge de mettre en place le système LMD, le ministre de l’Enseignement supérieur explique que ce dernier «n’a pas atteint ses objectifs, parce que les mécanismes d’évaluation qui devaient l’accompagner n’ont pas été mis en place». L’intention du ministère serait en ce sens, et «dans un premier temps», d’apporter les «correctifs nécessaires» afin de réorienter ce système d’éducation vers sa «vraie philosophie». Le ministre ajoutant, par ailleurs, et dans cette même logique, que l’objectif principal du projet de loi d’orientation sur l’Enseignement supérieur serait d’aboutir à «une rupture avec toutes les anciennes pratiques» car la loi actuelle «ne répond plus aux exigences de l’heure». La réforme de la loi serait ainsi imminente, les «parties concernées», dont la communauté universitaire et les partenaires sociaux, auraient déjà fait parvenir leurs observations. «Les premières conclusions ont été reçues cette semaine», a encore fait savoir le ministre.
Un des axes majeurs du projet de réforme des œuvres universitaires est la numérisation du secteur, M. Benziane précisant à ce propos que cette option représentait «l’axe clé», notamment pour les segments «gouvernance, formation et recherche», en soulignant que «38 actions de numérisation ont été réalisées jusque-là».
Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait été instruit, en août dernier, par le président Abdelmadjid Tebboune en vue d’initier une réforme «structurelle profonde» de l’université. Les principaux axes qui avaient été rendus publics avaient notamment concerné la refonte des conditions d’accès à la post-graduation, le développement de dispositifs d’enseignement à distance ou encore le développement du système des grandes écoles à travers le pays, «la rationalisation des dépenses et l’amélioration des prestations fournies aux étudiants».