Par Milina Kouaci
Le dossier relatif au fonds des œuvres sociales de l’Education nationale ne connaîtra pas son épilogue dans un avenir proche, tant l’opération devant aboutir à son règlement définitif avance à pas de tortue.
Dernier frein en date, le report sine die de l’installation de la commission nationale qui devrait avoir lieu demain, mardi. Le report a été expliqué par le changement qui vient de s’opérer à la tête du secteur avec l’arrivée-retour de Belabed au ministère de l’Education en remplacement de Mohamed Ouadjaout. Ce changement donne ainsi une prolongation à cet épineux dossier qui aiguise les appétits dans un secteur où le volet pédagogique tend à devenir le parent pauvre.
Pour l’heure, et en attendant les orientations stratégiques de M. Belabed pour résoudre les multiples dossiers qui minent le secteur de l’Education, l’année scolaire s’achève dans une semaine avec la proclamation des résultats du Bac. Il n’en demeure pas moins que le dossier des œuvres sociales fait courir plus d’un acteur et organisations syndicales. Les phases du processus électoral pour le renouvellement des commissions de wilaya et nationale avaient débuté mars dernier, et clôturées au mois d’avril.
Nonobstant, tout au long de ce processus, des syndicats à l’image du CLA et du Satef avaient décidé de boycotter l’opération électorale pour ce qu’ils qualifient de « manque de transparence des élections, son mode de gestion centralisé et le détournement des fonds de ladite commission ». Ils réclament un mode de gestion décentralisé en application des lois de la République, en vertu du décret présidentiel 82-303 du 11 septembre 1982 relatif à la gestion des œuvres sociales.
Quant aux corps communs, ils avaient décidé, pour leur part, d’intenter une action en justice contre le ministère de l’Education nationale pour obtenir « l’arrêt des élections et leur organisation au niveau des directions de l’Education comme c’est le cas pour les commissions administratives paritaires qui se font élire au niveau des directions de l’Éducation».
Néanmoins, la polémique suscitée autour de ce dossier et son système de gestion centralisée des fonds n’a pas empêché le déroulement de l’opération électorale. La tutelle avait, en effet, adressé une note ministérielle aux directeurs de l’Education dans laquelle elle recommandait aux chefs d’établissement de veiller à la transparence des élections. Egalement, dans le but d’éviter toute polémique sur les modalités de vote, il a été décidé d’un vote à bulletin secret pour l’élection des représentants de chaque établissement avant d’élire un représentant de wilaya.