Par Nadir Kadi
Le conseiller de la présidence de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté algérienne à l’étranger, Nazih Benramdane, a détaillé hier les missions et la composition du futur Observatoire national de la société civile. La nouvelle instance consultative, composée de «50 membres en plus de son président», sera ainsi «mise en place dans les meilleurs délais», a affirmé le responsable sur les ondes de la Radio nationale. Et la mission de la nouvelle structure composée de «compétences» issues de la société civile, sera notamment de conseiller l’Etat avec des «objectifs multiples : encadrer et former la société civile, parvenir à une véritable démocratie participative ou encore promouvoir les valeurs nationales et évaluer l’action des acteurs de la société civile».
La nouvelle instance «consultative», l’un des «engagements du président de la République, sera à même de «répondre à une partie des attentes de la société civile (…) elle veut être un partenaire réel». Quant à la mise en place sur le terrain du nouvel Observatoire national, Nazih Benramdane explique que le travail est passé par plusieurs étapes, notamment la constitution d’une commission réunissant «le ministère de la Justice et des cadres du ministère de l’Intérieur».
Une commission qui a entre autres «travaillé» sur la base des «conclusions de la consultation nationale que j’avais effectuée avec la société civile au niveau de toutes les wilayas du pays», ajoute l’interlocuteur de la Radio nationale. «Le choix des membres se fera sur la base de la compétence (…) cela n’a pas encore commencé, il y aura une commission qui choisira les membres».
En ce sens, il est expliqué que le président de l’observatoire sera prochainement désigné par le président de la République par décret.
«Puis le président de l’observatoire réunira une commission composée des autres instances consultatives, dont le Haut conseil islamique, le Conseil national économique et social (CNES), l’Agence nationale de la coopération internationale, l’Institut national des études, le Conseil national des droits de l’homme et le Commissaire national pour la protection de l’enfance» pour le choix des 50 membres représentant «le génie de la société civile» et «issus de toutes les régions du pays».
A ce propos, Nazih Benramdane fait savoir qu’« il y aura 30 présidents d’association dont 10 d’associations nationales et 20 d’associations régionales ou communales (…) 8 membres considérés comme des compétences nationales dont 4 issus de la communauté algérienne à l’étranger (…) ainsi que 12 membres représentants de syndicats ou d’organisations professionnelles».
Abordant également la question de l’encadrement légal et des moyens d’action de l’Observatoire, Nazih Benramdane explique que «le décret présidentiel stipule que tous les moyens nécessaires au travail de l’observatoire seront fournis. Mais aussi de protéger les membres de toutes les pressions auxquelles ils pourraient être soumis dans leur action (…) A ce titre, un rapport annuel sera remis au président de la République qui pourrait corriger d’éventuels manquements». <