Le port du masque de protection est, depuis aujourd’hui, la norme en vigueur pour tous les commerçants, employeurs et employés durant l’exercice de leurs activités. Cette obligation venant du ministre du Commerce Kamel Rezzig, rendue effective à partir d’aujourd’hui, est des plus indiquées dès lors où il est admis que le nerf de la guerre contre la Covid-19 est le masque de protection. Ainsi du côté de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCCA), on juge que c’est une sage décision. Son secrétaire général Hazab Ben Chahra, contacté par Reporters hier, estime que «cette obligation va être respectée à la lettre par l’ensemble des commerçants en contact avec leurs clientèles sachant pertinemment que le masque les protège ainsi que leurs clients». Ce dernier doute fort de commerçants contreviennent à l’obligation de porter un masque. D’autant plus que le ministre du Commerce a «averti que les transgresseurs risquent la fermeture de leurs commerces pour une durée d’un mois». Sur ce dernier point, notre interlocuteur nous a indiqué : «Après cet avertissement du ministre, les commerçants en rupture d’activité pendant deux mois ne vont pas s‘amuser à faire fi de l’obligation du commerce.» Nous soulignant entre autres qu’au niveau de l’UGCAA, la question de la réouverture des commerces de l’habillement et de la chaussure est devenue centrale. «Les propriétaires de ces commerces n’admettant pas que dans certaines wilayas il a été autorisé une reprise d’activité tandis que dans d’autres, c’est le contraire qui a été décidé», nous a renseigné le secrétaire général. Ce dernier estimant que les deux activités commerciales citées plus haut sont pénalisées «car leur chiffre d’affaires annuel repose essentiellement sur le volume de ventes réalisé pendant la période de l’Aïd. C’est pour vous dire tout le désarroi dans lequel ils se retrouvent». Poursuivant dans ce sens, «il faut dire qu’en cette période où la demande est importante dans ces deux corporations, la réouverture desdits commerces est capitale pour leurs propriétaires». Revenant sur l‘obligation aux commerçants de porter un masque dans l’exercice de leurs activités, le secrétaire général de l’UGCAA juge que le but étant «de se protéger, autrement dit que les commerçants ne courent pas le risque d’être contaminés». «Mais toujours est-il que dans le commerce de l’habillement et de la chaussure, où l’essayage par la clientèle est inévitable, il est difficile de respecter les règles de distanciation sociale».
Reporters s’est rapproché de certains commerçants pour connaître leur avis sur l’obligation de porter un masque. «Cette obligation s’adresse surtout aux commerçants qui ne croient pas à l’utilité de porter un masque de protection contre la Covid-19», rétorquent-ils. Nous précisant : «Chez nous, c’est devenu un réflexe depuis l’apparition de la pandémie. Le masque nous protège ainsi que notre clientèle.» En clair, nous diront-ils : «Nous n’avons pas attendu cette obligation de porter un masque de protection pour nous y soumettre, conscient dès l’apparition du virus que le port du masque est impératif dans notre profession où l’activité nous met en contact avec la clientèle.