Par Kahina Sidhoum
Dans une déclaration publiée hier à l’occasion de l’anniversaire de création de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), le 9 janvier 1968 à Beryrouth, son Secrétaire général a affirmé que la reprise du marché de l’or noir devrait se poursuivre en 2022. Le Koweïtien Ali Sabt Ben Sabt a précisé que l’impact des variants du nouveau coronavirus Covid-19 sur le marché sera «faible». «La relance de l’économie mondiale continuera sur sa lancée et aura un impact positif sur le marché pétrolier en 2022, malgré la conjoncture actuelle marquée par l’inflation, les interruptions dans la chaîne d’approvisionnement, les échanges commerciaux continus et leur impact sur les besoins en carburant pour l’industrie et les transports», a-t-il encore prévu. «Les prévisions annoncent une augmentation de la demande mondiale de pétrole en 2022 et un faible impact des variants du Coronavirus qui sera de courte durée, d’autant que le monde sera mieux équipé pour gérer la pandémie de Coronavirus et ses défis», a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l’AOAPEC, dont l’impact sur les choix énergétiques des pays exportateurs reste mineur par rapport à celui de l’Opep et de l’Opep+, a souligné que les niveaux de performance économique des Etats membres de l’organisation en 2021 ont dépassé ceux d’avant la pandémie. L’OAPEC a réussi à créer plusieurs sociétés arabes pétrolières, à leur tête la Compagnie arabe de transport maritime pétrolier (1972, Koweït), la Compagnie arabe de la construction et de la réparation navales (ASRY) (1973, Manama, Bahreïn), la Société arabe des investissements pétroliers (Apicorp) (1974), Khobar (Arabie Saoudite), la Société arabe de services pétroliers (1975, Tripoli, Libye) et l’Institut arabe de la formation pétrolière (1978, Baghdad, Irak). L’Organisation, selon son Secrétaire général, suit de près les développements récents enregistrés dans le domaine de l’industrie pétrolière mondiale et observe toute répercussion potentielle sur les économies des Etats membres, à travers les études et rapports techniques et économiques qu’elle prépare à cet égard, en élaborant, notamment, des études techniques et économiques sur l’industrie pétrolière, gazière et énergétique à raison de 10 études par an.
L’OAPEC a été créée en vertu d’un accord entre le Royaume d’Arabie saoudite, l’Etat du Koweït et la Libye. Son siège principal est au Koweït. L’Algérie, les Emirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn ont rejoint l’organisation en 1970, suivis de l’Irak et de la Syrie en 1972, de l’Egypte en 1973 et de la Tunisie en 1982. La qualité de membre de ce pays est gelée depuis 1986. L’OAPEC a été présidée par l’Algérie en 2020 en même temps que l’Opep et le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). Le mandat de l’actuel Secrétaire général (trois ans) prendra fin en 2023.