La numérisation de l’administration et dans les activités économiques constitue une promesse et un engagement du Président de la République à concrétiser au cours de son mandat, c’est-à-dire d’ici 2024.Tout comme l’édification d’une Algérie nouvelle qui veut dire une rupture avec les pratiques de l’ère du Président Bouteflika, corruption, bureaucratie et décisions et leviers économiques aux mains d’une oligarchie. Une Algérie nouvelle veut également dire un modèle économique moins dépendant de la rente pétrolière, avec une diversification économique, une transition énergétique, une moindre dépendance à l’égard des importations, un développement des exportations hors hydrocarbures, une définition des secteurs prioritaires allant dans le sens d’une recherche d’une intégration de l’industrie, du développement de l’agriculture et de la pêche, des mines, du tourisme, de l’économie numérique, la numérisation étant l’une des pierres angulaires de cette Algérie nouvelle. Une Algérie nouvelle veut dire également une meilleure gouvernance et une meilleure performance économique. La numérisation est donc l’un des chantiers les plus importants du mandat présidentiel dont l’enjeu est l’amélioration du service public au profit de la population et des entreprises, une optimisation de l’acte économique et la promotion du télétravail dans ce contexte de crise sanitaire. Le développement d’une économie numérique est aussi la condition pour que l’Algérie assure une croissance forte et se mette au diapason des évolutions technologiques dans le monde et les pays développés. En un mot, ce progrès est vital car si l’Algérie ne bouge pas, elle risque de rater encore une fois le train de sa prospérité future. Le contexte est certes difficile, une situation financière tendue, une crise sanitaire aiguë et l’héritage de l’époque Bouteflika, résistances, mentalités anachroniques, bureaucratie rampante, forces d’inertie et retards de développement. Mais l’Algérie a suffisamment de ressources humaines, naturelles et matérielles pour surmonter cette épreuve pour peu que la gestion, en concertation avec les hommes de terrain et les spécialistes les plus compétents dans différents domaines, et la mobilisation des hommes de bonne volonté et des patriotes puisse s’opérer. Dans le scénario contraire, les fortes attentes de changement de la population seront déçues. K.R.