«Il reste encore beaucoup de travail» aux négociateurs réunis à Vienne depuis début avril pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien même si des «progrès» ont été réalisés, a indiqué mardi le représentant européen qui coordonne les discussions. «Des progrès ont été réalisés au cours des deux dernières semaines. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire», a déclaré sur Twitter Enrique Mora. «Un troisième groupe d’experts a été créé (…). Je continue de penser que la diplomatie est la seule façon de relever les défis actuels», a-t-il ajouté. Les négociateurs ont commencé à plancher sur la rédaction d’un texte, selon l’ambassadeur russe en Autriche, afin de rétablir un pacte moribond depuis le retrait des Américains en 2018 et le retour dans la foulée des sanctions à l’encontre de Téhéran. «Il a été décidé de faire une pause pour permettre aux délégations de consulter les capitales. La Commission se réunira à nouveau en début de semaine prochaine», a précisé Mikhaïl Oulianov sur Twitter mardi. «Un troisième groupe de travail chargé d’examiner l’enchaînement possible des étapes pratiques menant au rétablissement complet de l’accord sur le nucléaire iranien» a été mis sur pied, a-t-il précisé. Les représentants des Etats toujours parties à l’accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) ont intensifié leurs pourparlers ces derniers jours. Ils tentent de faire revenir au plus vite dans les clous l’Iran et les Américains qui participent aux discussions de manière indirecte, par l’intermédiaire des Européens. Domine désormais un sentiment d’urgence, selon les participants, alors que la République islamique a commencé vendredi à produire de l’uranium enrichi à près de 60%, se rapprochant des 90% nécessaires à une utilisation militaire. Reste à déterminer quelles sanctions Washington doit lever, un des points les plus épineux des négociations, tant la toile tissée par l’ancien président Donald Trump s’avère complexe à défaire.