Le programme du ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, pour ce mercredi, a été totalement chamboulé. Un RDV international, même s’il était prévu en mode virtuel, a été déprogrammé hier, mardi. Le représentant du gouvernement algérien était attendu à la 16e réunion ministérielle des pays de l’Opep+, qui devait se tenir ce 28 octobre, comme cela avait été décidé le 1er avril dernier par le même regroupement. Finalement, c’est annulé. La décision a été prise, hier, par le Comité conjoint de monitoring de l’Opep+.
Habituellement, quand ce genre d’annonce est divulguée, c’est plutôt mauvais signe, mais dans ce cas il semblerait que c’est le contraire. La réunion a été présentée, par le Comité, comme non nécessaire puisque rien n’allait devoir changer par rapport à la feuille de route arrêtée lors de la précédente réunion, qui s’était déroulée il y a moins d’un mois. Il n’est donc pas question, pour le moment, ni de tension, ni de conflits entre les membres de l’Opep+. Une accalmie essentiellement due à la stabilité des marchés du pétrole depuis plusieurs semaines déjà. La politique de réduction de la production entamée depuis mai 2020 est en train, finalement, de donner de bons résultats.
A défaut de grande hausse des prix de l’or noir, l’ «ambiance» semble satisfaire les pays membres de l’Opep+. Les espoirs, qu’ils n’hésitent pas à afficher, sont d’ailleurs grands. Pour cela, ils ont plusieurs arguments. Il y a, entre autres, le fait que la demande de pétrole de la Chine est actuellement supérieure à celle d’avant la pandémie, alors que celle des Etats-Unis a sensiblement augmenté. Il y a également l’accélération des campagnes de vaccination constatée au niveau européen.
Des points positifs qui ne pouvaient qu’éclairer les cieux des pays pétroliers, mais les nuages existent encore, et ils ne cessent de s’agrandir. Cette fois, ils proviennent du troisième importateur mondial de pétrole brut, en l’occurrence l’Inde. La demande de ce pays a énormément diminué et la «tendance» risque de perdurer encore. La raison est le mystérieux variant de la Covid-19 qui est en train de faire des ravages en Inde provoquant une hausse vertigineuse des cas, jusqu’à dépasser les 350 000 contaminations par jour. Cette crise sanitaire impacte les marchés pétroliers et bloque les politiques appliquées contre la pandémie dans plusieurs pays. Faut-il rappeler que l’Inde figure parmi les principaux fournisseurs de vaccins dans le monde !