A  l’approche de la saison estivale, les responsables locaux se sont lancés dans une course contre la montre afin de préparer le trimestre estival. La pression du wali d’un côté et l’image de leurs communes respectives pour leurs première saison à la tête des APC

, il faut dire que leurs prédécesseurs ont carrément failli à leur mission, puisqu’ils ont eu souvent maille à partir avec la justice. C’est d’ailleurs la première caractéristique du mandat écoulé. Côté gros travaux, une enveloppe de 40 milliards de centimes a été débloquée pour la 2e tranche du renforcement du massif rocheux de la Corniche oranaise. «Ces travaux concerneront quelques kilomètres de la RN02 et le CW20 », explique une source de la Direction des travaux publics de la wilaya. Le massif rocheux de la Corniche oranaise présente un danger imminent, menaçant la vie des automobilistes, en particulier durant la saison des précipitations, où des parties entières tombent sur la route. Le renforcement du massif rocheux s’avère plus que nécessaire pour éviter toute fâcheuse éventualité aux graves conséquences sur les automobilistes qui empruntent régulièrement cette route.  Ces dernières années, des opérations similaires ont été lancées, entre Monte-Cristo et  Saint-Rock, réalisées en 2010.  En 2008, les travaux ont concerné le renforcement de la falaise surplombant la route du port (RN 11 AM), la rampe du Commandant-Ferradj et le tronçon de la RN 2 s’étendant du tunnel, situé à l’entrée de la Pêcherie, jusqu’à  Monte-Cristo. Une entreprise française, retenue pour ce marché, avait eu recours à des techniques avancées pour provoquer la chute des blocs fragiles, à coups de brise-roche ou l’utilisation d’explosifs modérés. Une partie de la falaise a été couverte par un grillage non oxydable fixé par des ancrages et par l’érection de murs de confortement. Par ailleurs, parmi les nouveaux projets prévus également figurent le dédoublement des ouvrages existants à proximité de l’aéroport international Ahmed-Ben Bella. Une enveloppe financière de 700 millions  de dinars a été débloquée pour ce projet qui vient en parallèle avec celui de la nouvelle aérogare qui, une fois achevée, sera destinée aux vols internationaux. Il sera suivi d’une autre opération consistant à relooker l’actuelle aérogare qui sera réservée au trafic intérieur. Une fois les deux projets livrés, les capacités d’accueil atteindront 4 millions de passagers par an, extensible à 6 millions, selon les besoins. La nouvelle aérogare s’étend sur une superficie de
49 000 m2. Deux pistes d’une largeur de 45 m et d’une longueur respectivement de 3 660 et 3 000 mètres constitueront l’aire d’atterrissage et de décollage avec 16 positions d’aéronefs. En outre,  plusieurs parkings à étages sont prévus sur le site.  Cette nouvelle infrastructure permettra de traiter simultanément
6 vols grâce à 6 trains d’embarquement direct depuis et vers l’avion. Par ailleurs, 33 box d’enregistrement seront réservés aux différentes compagnies aériennes. Dans ce cadre, il est prévu la pose de panneaux solaires de haute technologie en matière de production de l’énergie sur une surface-plafond de 13 000 m2 sur un total de 15 000 m2 de superficie bâtie. Ces panneaux assureront 25% des besoins de cette aérogare en électricité. Le reste de la surface bâtie sera aménagé en espaces verts à titre décoratif. L’augmentation du trafic aérien vers Oran en vue des Jeux Méditerranéens 2021 oblige les services concernés à revoir le réseau routier menant à l’aéroport  Ahmed-Ben Bella  pour permettre une meilleure fluidité de la circulation.
La nouvelle Corniche ouverte à la circulation le 15 mai
Par ailleurs, pour remédier au problème des bouchons et permettre une meilleure fluidité du trafic routier, le projet de la Nouvelle Corniche, sur une distance de 5 km, a été concrétisé et la route sera ouverte à la circulation le
15 mai prochain, a annoncé le wali d’Oran Mouloud Cherifi, en marge d’une visite d’inspection de plusieurs projets. Ce nouveau tronçon permettra d’éviter la localité de Mers El Kebir et d’offrir une nouvelle alternative aux automobilistes avec un échangeur réalisé à l’entrée de cette localité. Les travaux de ce tronçon ont été pénalisés par un effondrement, qui a été pris en charge ces derniers mois. «Je veux que tout soit prêt pour permettre la mise en service de cette route le 15 mai prochain », dira-t-il.  Sur place, les travaux se poursuivent. Alors que ceux de l’échangeur ont été finalisés, un  exposé sur le projet d’aménagement des talus vulnérables mitoyens à cette route a été présenté. Une entreprise a été choisie pour mener les travaux de ce projet d’une durée de 9 mois pour une enveloppe de plus de 18 milliards de centimes. Les travaux une fois finalisés permettront de stabiliser le terrain aux abords du viaduc et d’éliminer l’érosion et le problème des glissements de terrain.  Par ailleurs, le wali s’est rendu également au projet d’aménagement de la pêcherie, où il a ordonné l’entame d’une étude pour la création d’un nouveau parking. Il a demandé également à l’OPGI et à la commune de taluter les bâtiments mitoyens pour offrir un nouveau visage à ce lieu, où les travaux d’un giratoire sont en cours. Le wali d’Oran s’est rendu aux alentours de la place 1er-Novembre, où la démolition de l’ancienne salle de sports «l’Oranaise » a permis de créer un passage parallèle à cette place. Une réunion aura lieu cette semaine pour exposer les différentes réflexions concernant l’avenir de cet endroit, qui peut être transformé en placette ou un passage, selon le wali. Le chef de l’Exécutif s’est dit satisfait de l’avancement des travaux d’aménagement en cours dans la ville. «On se prépare à 2021 et même plus loin. Nous avons fixé des objectifs selon les moyens disponibles, malgré la particularité financière actuelle, et tout avance selon le programme mis en place », précise-t-il. Le wali d’Oran a rassuré par ailleurs les pêcheurs du port d’Oran, qui ont protesté a maintes reprises contre l’évacuation du quai où ils accostaient. «Dans le cadre du programme d’aménagement de la frange maritime, nous sommes convenus de la nécessité d’ouvrir la marina au port d’Oran où certaines situations se sont accumulées, d’autres qui sont nées d’une certaine conjecture. Il est temps de corriger tout ça. Les petits métiers liés à la pêche ont été à l’ordre d’une réunion que j’ai présidée la semaine dernière avec les concernés, en les rassurant que des solutions vont être dégagées. Il est inconcevable qu’on organise les espaces sans faire un aménagement pour cette catégorie.»  Le wali a annoncé qu’une commission ministérielle se rendra à Oran pour « nous accompagner dans la démarche,  parce que certains espaces au niveau du port  relèvent  de l’autorité de la société de gestion portuaire. Localement nous avons arrêté quelques propositions qui doivent être validées, en prenant en compte la préoccupation des pêcheurs et tous les aspects seront pris en charge». 
J. M.