Pour le troisième mardi consécutif depuis la reprise des marches populaires pour le changement, les étudiants ont marché, hier, à Alger, rejoints par d’autres citoyens des différents quartiers de la capitale pour réclamer un changement radical du système politique en Algérie. Cette 107e marche des étudiants a débuté, vers 11H, où des centaines de manifestants ont scandé les slogans entonnés chaque vendredi du Hirak, appelant à un changement du système politique et plaidant pour une «dawla madania, machi askaria» (une république civile et non militaire) et « Silmiya Silmiya, hata ndjibiu lhouria ». (pacifique, pacifique jusqu’à obtenir la liberté).
Le cortège a parcouru les principales artères du centre de la capitale pour rejoindre la Grande-Poste, où se trouvait un dispositif sécuritaire qui quadrillait le lieu de ralliement traditionnel des partisans du mouvement de contestation.
A noter que le dispositif policier, bien qu’important, était allégé par rapport aux semaines précédentes ce qui a évité les échauffourées qui avaient marqué la manifestation de mardi dernier. Parmi les slogans entonnés par les étudiants, il y avait aussi ceux dédiés à la liberté de la presse et à l’indépendance de la justice, clamant haut et fort « Sahafa Horra, Adala moustakila» (une presse libre et une justice indépendante). Tout au long de l’avancée de la marche, des dizaines de citoyens ont rejoint les étudiants pour les soutenir et battre côte à côte le pavé à travers les artères du cœur d’Alger. En scandant «Ya Ali maranach habssine» (Ali, nous ne nous arrêterons pas).
Les étudiants donnent d’ores et déjà rendez-vous mardi prochain en scandant « Maranach habsin koul tlata khardjin», appelant ainsi à la poursuite du mouvement populaire le Hirak, jusqu’à ce que les objectifs du mouvement soient atteints.