La rédaction des textes d’application devant compléter la nouvelle loi sur les hydrocarbures, adoptée à la fin de l’année 2019, est terminée. Leur mouture sera bientôt soumise à l’examen du gouvernement avec ceux du Conseil des ministres et du Parlement, a indiqué jeudi le ministre de l’Energie lors de son passage devant la Commission finances et budget de l’APN. Mohamed Arkab, qui a été auditionné par cette commission pour l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire de l’année 2017, a affirmé que ces textes d’application, une fois adoptés et insérés dans le nouveau dispositif législatif encadrant le secteur des hydrocarbures, sont une incitation à l’investissement étranger. Ce sera, a-t-il dit dans sa défense de la nouvelle loi qui avait suscité sur son utilité une polémique aujourd’hui éteinte, une voie ouverte vers la relance de la prospection et de l’exploration d’un vaste domaine minier et qui n’est exploité qu’à 38% de sa superficie totale estimée à 1,5 million de km2. La nouvelle loi, présentée comme plus «souple», plus «flexible» et plus encourageante sur le plan fiscal par, entre autres, l’Agence Alnaft pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, a été proposée au vote parlementaire et adoptée après l’échec depuis 2008 de plusieurs appels d’offres (quatre) pour l’investissement dans l’amont. On attend d’elle qu’elle incite à l’investissement et à la relance des projets et à la promotion des actifs potentiels. D’ici là, les priorités pour la compagnie nationale des hydrocarbures, a indiqué le ministre de l’Energie, sont d’élargir ses activités de l’amont et de l’aval dans des zones non exploitées à l’exemple de Naâma, Tindouf et Illizi. Pour l’international, M. Arkab a indiqué que la compagnie nationale des hydrocarbures poursuivra également ses activités à l’étranger à condition qu’elles soient «rentables». Il a évoqué la reprise des opérations dans le marché très disputé du voisin libyen chez qui Sonatrach exploite avec succès un gisement dans le bassin frontalier de Ghadamès. Il a précisé à ce sujet que la coordination est en cours avec le ministère libyen de l’Energie pour la reprise des activités une fois que les conditions le permettront. Ce qu’avait déclaré le PDG du groupe le 13 juin dernier lors de sa visite à Illizi. Toufik Hakkar a indiqué que la priorité du groupe, pour l’aval et la pétrochimie en particulier, est la raffinerie de Hassi Messaoud d’une capacité de 5 millions de tonnes/an dont l’accord de réalisation a été signé début 2020, ajoutant que les études techniques étaient en cours et que le lancement des travaux était prévu début 2021. Il a fait état également du lancement prochain d’un mégaprojet d’une valeur de 6 milliards de dollars pour la transformation de gaz et de pétrole en produits plastiques à valeur ajoutée à Skikda. n