Les syndicats du secteur de la santé ont été unanimes, hier, sur la nécessité de promulguer, et au plus vite, des textes d’application de la nouvelle loi de la santé, afin, justifient-ils de « lever certaines ambiguïtés liées notamment au statut des personnels de la santé exerçant dans le secteur public ainsi qu’au rôle du secteur privé ».

Ces préoccupations ont été exprimées, hier, au quotidien arabophone « El Mihwar », par trois responsables syndicaux du secteur, à savoir le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) Lyes Merabet, le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), Mohamed Yousfi, ainsi que le membre du bureau national et du Syndicat national des paramédicaux (SAP), Mustapha Chérif. Alors que ce dernier a mis en exergue la « valorisation » qu’apporte la nouvelle loi sur la santé aux professionnels du secteur, Mohamed Yousfi a, pour sa part, attiré l’attention sur la « nécessité de réviser les statuts des professionnels du secteur » pour qu’ils répondent aux ambitions de ces derniers. « La loi sur la Fonction publique de 2006 a généré des statuts pour le secteur, mais dans la majorité des cas, ces statuts ne répondent pas aux ambitions des professionnels du secteur. Ce qui nous a poussés à déclencher plusieurs grèves et même les critères », dira le président du SNPSSP, en insistant sur les efforts qui doivent être consentis à l’adresse de la ressource humaine. «Notre salaire n’a pas augmenté depuis 2007 bien que le taux d’inflation progresse régulièrement », a souligné, de son côté, le président du SNPSP, Lyès Merabet, avant de réitérer l’appel du partenaire social à la « révision des statuts actuels ». M. Merabet abordera également le volet sécurité sociale pour soutenir qu’« avoir une loi de santé sans une réglementation adéquate en matière de sécurité sociale ne veut rien dire ». Selon ce syndicaliste, « la révision s’impose aussi sur ce registre », d’autant plus, rappellera-t-il, que la tarification appliquée par la Cnas pour le remboursement des soins et médicaments n’a pas changé depuis 1987. La nouvelle loi relative à la santé, publiée dans le numéro 46 du Journal Officiel, met en avant le droit à la santé comme droit humain fondamental. Elle régule et modernise le système de santé pour qu’il soit à la hauteur des aspirations de la société