La « nouvelle logique » annoncée du gouvernement consiste à libérer les initiatives de l’entreprise, pour qu’elle puisse choisir la meilleure formule d’investissement qui lui convient. La nouveauté réglementaire qui s’oriente vers davantage d’ouverture exige un préalable : un environnement économique adéquat. Il est évident que l’investisseur étranger ne se risquerait pas d’injecter ses capitaux sans un minimum de garanties. Il faudrait travailler justement sur la qualité de l’attractivité de notre économie seule à même d’aimanter les capitaux dont le propre est la recherche de profits. Le meilleur qui puisse arriver à une Algérie actuellement en mode de réaménagement,c’est bien de reconstruire une économie à la mesure de ses potentialités. Et la mise en place d’un environnement économique compétitif qui ferait courir l’investisseur étranger en quête de nouveaux marchés. L’économie algérienne a un appel pressant de réformes. Un besoin d’une incontestable stratégie de diversification. Il s’agit de se doter de moyens pour résorber le secteur informel, véritable fléau qui brouille tout effort d’assainissement. Il s’agit d’assouplir le code de l’investissement destiné à attirer davantage d’entreprises étrangères. Il s’agit de ne pas rater le virage numérique. Il s’agit enfin d’encourager fortement l’exportation hors hydrocarbures. Pour faire face à la contraction des recettes, l’Etat devrait mettre rapidement en œuvre des mesures qu’il considère
« indispensables » pour préserver le pouvoir d’achat et maintenir un niveau d’investissement susceptible de garantir un seuil acceptable d’activité. Dans une économie nationale à la vulnérabilité éprouvée, la perspective de la mise en œuvre de réformes structurelles est une entreprise délicate. En dehors de nouvelles rentrées budgétaires, l’économie nationale reste surtout dépendante des fluctuations de la fiscalité pétrolière. Un état de dépendance qui enserre l’économie algérienne en mal de diversification. Une situation qu’il faudrait urgemment changer ou avoir l’intelligence d’en alléger le poids.