Trois villages situés à quelque 50 km au sud-est d’Athènes ont été évacués par précaution lundi tandis qu’un nouvel incendie de végétation s’est déclaré près du port de Lavrio qui dessert quelques îles des cyclades, a-t-on appris auprès des pompiers. Comme au cours de la vague d’incendies qui a embrasé la Grèce pendant quinze jours de canicule, un message d’alerte a été envoyé par SMS aux habitants de Markati, de Syderina et d’Agios Konstantinos, afin qu’ils évacuent immédiatement leur localité à destination de Lavrio. «Le feu a un large front et les vents sont très forts dans le secteur», a déclaré à l’AFP le vice-gouverneur de l’est de l’Attique, Thanasis Avgerinos. Les collines y «sont couvertes de pins donc très inflammables. Certaines maisons ont déjà dû être endommagées», a-t-il ajouté. Plus de 80 pompiers, aidés de 30 camions et de dix avions et hélicoptères bombardiers d’eau, ont été déployés sur ces collines arides embrasées par une ligne de flammes, ont précisé les pompiers à l’AFP. Un deuxième feu s’est par ailleurs déclaré lundi à Vilia, dans une forêt à 60 km au nord-ouest d’Athènes, où une quarantaine de pompiers, dix avions et hélicoptères bombardiers d’eau et une vingtaine d’engins ont été mobilisés, selon les services d’incendies et de secours. Deux villages ont été également évacués sur ce front. Le Secrétariat général de la protection civile a mis en garde lundi contre un risque accru d’incendies en raison des vents violents. Près de 103.000 hectares ont été brûlés depuis la fin juillet en Grèce, frappée par une canicule exceptionnelle début août. L’île d’Eubée, à 200 km au nord-est d’Athènes, a payé le plus lourd tribut avec plus de la moitié des hectares brûlés, des dizaines d’habitations et de troupeaux dévastés. Mais la péninsule du Péloponnèse, à 200 km à l’ouest d’Athènes, et les faubourgs du nord de la capitale ont également été très affectés par les quelque 600 feux qui ont embrasé le pays en quelques jours et ont été finalement déclarés maîtrisés vendredi. Si le mercure a baissé sur toute la Grèce, autour des 30 degrés Celsius lundi sur la capitale, les équipes de pompiers déployés par centaines, avec des renforts étrangers, sont restés mobilisées face aux risques de résurgence.