Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, préside, aujourd’hui, dimanche, la réunion périodique du Conseil des ministres par visioconférence.

Un communiqué des services de la présidence de la République précise qu’à l’ordre du jour de cette réunion figurent des dossiers relatifs à la rentrée universitaire et au plan national de relance socio-économique, sont à l’ordre du jour de cette réunion. La conjoncture pousse le gouvernement à presser le pas quant à la mise en œuvre du plan de relance socioéconomique, tant il est vrai que la situation risque de se complexifier si les mesures de lutte contre les effets socioéconomiques de l’épidémie ainsi que les solutions idoines à même de relancer la croissance et l’activité économiques ne sont pas mises en application dans les plus brefs délais. Promis par le chef de l’Etat, le nouveau modèle de croissance, la diversification des sources de financement de l’économie, la simplification de l’acte d’investir et la réforme radicale du régime fiscal… sont autant de questions remises sur table, aujourd’hui, à l’occasion de la tenue du conseil des ministres qui devra examiner, en seconde mouture, le plan de relance socioéconomique, débattu déjà, faut-il le rappeler, le 7 juillet dernier en réunion de travail avec les ministres concernés par le projet. La part belle sera donnée à l’impératif d’engager des réformes structurelles dans la cadre de la politique générale du gouvernement, à même «d’assurer une exploitation optimale et transparente de toutes les potentialités et richesses naturelles nationales, à commencer par les mines dont regorge l’Algérie», lit-on dans un communiqué sanctionnant les travaux de la réunion du 7 juillet dernier, dédié à l’examen du projet de plan de relance socioéconomique. Soucieux de répondre à la crise économique aggravée par la diffusion de l’épidémie de coronavirus à travers le monde, le chef de l’Etat a appelé son gouvernement à accélérer la diversification en donnant la part belle aux secteurs à haute valeur ajoutée. Il s’agit, entre autres secteurs, de celui des mines, en ordonnant une réflexion autour d’une nouvelle politique minière et l’entame, dans les meilleurs délais, de l’exploitation de la mine de fer de Ghar-Djebilet dans la wilaya de Tindouf et du gisement de Zinc de Oued Amizour dans la wilaya de Béjaia. Pour le Président Tebboune, l’édification d’une véritable nouvelle économie passe par le changement des mentalités et la libération des initiatives de toute entrave bureaucratique, la révision des textes juridiques en vigueur, ou leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et les emplois sans exclusion, ni exclusive. Pour faire face au recul des recettes en devises sous l’effet de la baisse des prix pétroliers mondiaux, le Président de la République avait mis l’accent, lors de ladite réunion, sur l’impératif de générer de la valeur ajoutée dans chaque projet, appelant à explorer toutes les terres, y compris les terres rares, aux fins d’amortir le recul des recettes de l’Etat. Au plan industriel, il est question, dans le nouveau plan de relance en préparation, d’aller vers des chaines de valeurs, impliquant l’ensemble des maillons, de l’amont agricole, minier, pétrolier et gazier, à l’aval en investissant dans la mise en valeur des produits et les dérivés. Il s’agit aussi de réformer le cadre juridique régissant l’investissement et améliorer l’attractivité du pays et son climat des affaires. Cette mouture du plan de relance socio-économique qui sera examiné, aujourd’hui, sera présentée la semaine prochaine aux opérateurs économiques, à l’occasion d’une réunion qui se tiendra les 15 et 16 août. Il s’agit d’une feuille de route ayant des délais de mise en œuvre, avait soutenu le chef de l’Etat, et ce, pour faire l’objet d’évaluation à l’expiration de ces délais, précisant que ce plan national doit préserver le caractère social de l’Etat et le pouvoir d’achat du citoyen, notamment la classe défavorisée. Il s’agit, en définitive, de faire face à la chute des recettes en devises en explorant de nouvelles sources, de réformer le cadre juridique régissant l’investissement, de procéder à des ajustements budgétaires en réduisant, à court terme, les dépenses inutiles et d’augmenter les revenus à travers l’encouragement de la production nationale, la généralisation de la numérisation et la lutte contre l’évasion fiscale, le gaspillage et la surfacturation, afin de permettre au pays de surmonter les difficultés conjoncturelles induites par la double crise issue du recul des revenus des hydrocarbures et de la propagation de la pandémie de la COVID-19. Ainsi, l’examen et l’adoption du projet de plan de relance, prévus aujourd’hui, est l’ultime étape avant sa présentation aux partenaires économiques. n