L’ancienne commissaire du Fibda confie que l’un des plus grands souhaits est que cette nouvelle équipe apporte un nouveau souffle dans la continuité des objectifs à atteindre, dont le plus important est la création d’un musée vivant de la bande dessinée. «La transmission est très importante et il faut un lieu dédié à cela», a-t-elle déclaré à ce sujet. «La création d’un musée de la bande dessinée est très importante, parce que l’on a une riche production d’artistes algériens des années cinquante et soixante. Il y a aussi la nouvelle génération de bédéistes dynamique et exigeante qui a apporté un nouveau souffle. Le mélange de ces deux générations a donné quelque chose d’exceptionnel qui mérite d’avoir sa place dans un musée». Un souhait d’autant plus réalisable que l’ancienne équipe du Fibda a réussi à amasser un fonds documentaire très important, composé notamment d’une librairie avec des centaines de collections d’oeuvres de bandes dessinées africaines, arabes, mangas, européennes ou les comics américains. Elle conclut : «J’ai toujours dit que si on arrive à faire dix années du Fibda et que l’on arrive à l’aboutissement de la création d’un musée de la bande dessinée, je pense que l’on aura rempli notre mission. On a fait douze ans et on est presque arrivé à notre but. Espérons que la nouvelle équipe arrivera à concrétiser ce musée».