La virée du Premier ministre dans la région d’Adrar aura été l’occasion de prospecter des frontières nouvelles et des horizons inexplorés dans le domaine énergétique qui pourraient ouvrir des perspectives tout aussi nouvelles.

Sonatrach signe à l’occasion cinq contrats pour le développement du champ gazier de Tinhert à Illizi, avec des entreprises publiques. Ces contrats s’inscrivent dans la continuité de la politique promue par Sonatrach celle de la promotion de l’outil de production nationale à travers le recours à l’expertise locale au lieu de l’étrangère, coûteuse et souvent décevante. Sonatrach avait à juste titre décidé d’annuler l’appel d’offres international lancé pour ce projet pour finalement confier les travaux à des sociétés bien algériennes. À ces dernières de relever le défi et de prouver qu’elles n’ont rien à envier aux entreprises internationales, notamment dans ces domaines de compétences. L’Algérie en tant que pays gazier gagnerait à former ses propres compétences afin de ne pas demeurer otage des grands groupes occidentaux dont l’avidité est reconnue. D’autre part, « Reggane Nord » constitue l`un des premiers projets développés dans la partie sud-ouest du territoire national. Une région qui renferme d`importantes réserves gazières peu explorées jusqu`ici. Les grands gisements connus et exploités jusque-là en Algérie se localisent généralement dans le sud-est du pays. Ces explorations de nouveaux horizons constituent sans nul doute un défi important pour l’économie nationale. Et une nouvelle bienvenue pour la trésorerie en ces temps difficiles. Mais aussi une prolongation de la vie du système économique actuel basé sur les sacro-saints hydrocarbures. Malgré les efforts déployés par l’Etat pour la diversification de l’économie nationale, l’énergie en demeure toujours la locomotive.
Et c’est à ce niveau que subsiste l’inquiétude. Les ressources fossiles étant par définition épuisables se repose avec acuité la question inévitable de l’après.