«L’éveil à la conscience nationale» De Salah Mebroukine

Les éditions Hibr publient le premier tome de la biographie de Salah Mebroukine intitulé «L’éveil à la conscience nationale». Dès les premières années de sa prise de conscience à son engagement dans le mouvement national, du Parti du peule algérien à l’Organisation Spéciale en passant par le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, c’est à un véritable «parcours du combattant» que Salah Mebroukine invite son lecteur dans ce premier volume. Fils d’émigré, originaire de Béjaïa, il raconte avec moult détails et anecdotes ses années d’enfance et d’études qu’il abandonne, contrait et forcé, à l’âge de seize ans pour aller travailler et pouvoir ainsi venir en aide à sa mère, obligée de «trimer» pour subvenir à leurs besoins, situation qui le révolte et qu’il ne supporte pas. Cette situation de misère, la lecture des journaux de l’époque et les échanges avec les camarades l’amènent naturellement à s’engager dans les rangs des organisations du Mouvement national où il assumera en tant que militant et élu d’importantes responsabilités qui lui feront connaître les plus grands comme Abdelhafid Boussouf, Mohamed Belouizdad, Hocine Lahouel ou encore Abdelhamid Benzine et le mèneront de prison en prison, de la Maison d’arrêt de Bougie à la prison centrale de Lambèse-Tazoult de Batna en passant par la prison de Serkadji à Alger. D’où il sortira en 1952 pour reprendre immédiatement la lutte. Un livre passionnant pour le grand public et une mine d’informations pour les historiens. lPrix : 650 DA.

«Yamina Chellali. Une femme au maquis»
Les éditions Anep publient le témoignage de la moudjahida Yamina Chellali dans un ouvrage intitulé «Yamina Chellali. Une femme au maquis», préfacé par Fouad Soufi. A 18 ans, Yamina Chellali décide d’offrir sa jeunesse à un combat : la liberté de l’Algérie. Elle portera un nom de guerre : Rabha. En 1957, elle rejoint les premières structures, mises en place par Abdelhafid Boussouf, de ce qui deviendra plus tard le MALG. Elle prend part avec d’autres moudjahidate aux manœuvres militaires dans les maquis de la Wilaya V. Yamina Chellai est née en 1939 à Oujda.
Militante de l’Ugema, elle rejoint les rangs de l’ALN au maquis après l’appel à la grève des étudiants le 19 mai 1956. A l’Indépendance, elle occupe différents postes dans le secteur de l’éducation jusqu’à sa retraite en 1990. A travers sa mémoire, avec ses mots, elle apporte un témoignage de ce que fut le sacrifice des femmes au maquis. Elle le fait en se tenant au plus près de la réalité et en nous montrant que la mobilisation et le combat des femmes ne sont pas un simple slogan. lPrix : 700 DA.

«De l’émir Khaled au 1er Novembre 1954» De Messaoud Djennas
Les éditions Casbah publient «De l’émir Khaled au 1er Novembre 1954» du Dr Messaoud Djennas. Né le 15 octobre 1925 à El Aouana (wilaya de Jijel), Messaoud Djennas est aussi un enfant de Belcourt où ses parents s’installent en 1930. Arrêté suite aux manifestations du mai 1945 (il a adhéré au PPA clandestin en mars 1943), ses études de médecine à Montpellier sont interrompues par la grève des étudiants, prolongée par un long séjour dans différents camps de concentration pour activités militantes. Libéré en novembre 1958, il reprend ses études, soutient sa thèse de doctorat en médecine et achève sa spécialité en ophtalmologie avant de gagner le Maroc. Après le cessez-le-feu, il est affecté par les responsables de la Zone autonome d’Alger à la clinique Cervantès de Belcourt. Professeur agrégé en octobre 1967, il a dirigé le service d’Ophtalmologie du CHU Issad-Hassani de Beni Messous de 1971 jusqu’à sa retraite en 1991. Le professeur Djennas est l’auteur de plusieurs ouvrages –mémoires, essais, réflexions– publiés par Casbah-Edition. «L’objectif de ce [nouveau] travail, indique son auteur, est de proposer au jeune Algérien, un survol de l’histoire du mouvement national algérien durant la première moitié du XXème siècle, matrice du 1er Novembre 1954».Tout en précisant qu’ils sont des dizaines, voire des centaines, les personnages-clés de cette période de notre histoire à mériter chacun une ample présentation, c’est à quatre de ces personnalités, l’Emir Khaled, Messali Hadj, Abdelhamid Ben Badis, Ferhat Abbas que le professeur Messaoud Djennas a consacré le Présent ouvrage.
lPrix : 650 DA.

«Les assises de la Soummam : 60 ans après, quelles leçons ?» Recueil
Les éditions El Ibriz publient les actes du colloque «Les assises de la Soummam : 60 ans après, quelles leçons», qui s’est tenu les 25 et 26 août 2016 à Akfadou. «Le congrès de la Soummam est un moment historique fondateur de l’Algérie en guerre. Ses concepteurs ont, d’un côté, su et pu mettre en place, en dépit du quadrillage très serré du territoire par l’armée coloniale, des structures cohérentes en dotant la révolution d’instances politiques dirigeantes (CNRA et CCE) et d’une structuration de l’ALN. Et, de l’autre, ils ont fait preuve d’un sens aigu des perspectives historiques en dégageant un principe politique prémonitoire au regard de la crise politique qui continue d’affecter le pays (…). Pourtant, cet événement d’importance à plus d’un titre demeure depuis des décennies un terrain scientifique laissé en jachère puisque aucune recherche sui generis ne lui a été a priori consacrée par l’université algérienne, alors qu’il mérite bien d’être exploré pour plus d’une raison. Et c’est précisément l’objet du colloque d’Akfadou sur les assises de la Soummam». lPrix : 1000 DA.

«La guerre d’Algérie dans le roman français» (Tome I) : De Rachid Mokhtari
Les éditions Chihab publient le tome I de l’essai «La guerre d’Algérie dans le roman français» de l’universitaire, journaliste et romancier Rachid Mokhtari intitulé «Esthétique du bourreau». Pour le premier tome, l’auteur développe une approche comparative de romans sur différentes périodes de publication ayant pour principal protagoniste, le militaire de la guerre d’Algérie, le soldat appelé du contingent trahi par les mensonges d’Etat de son pays et la figure du parachutiste que peignent avec moult prouesses stylistiques ses fictionneurs, charriant sur son sillage les récits de Verdun, l’héroïsme des maquis du Vercors durant la Seconde Guerre mondiale, l’inénarrable des camps nazis, l’humiliante défaite de Diên Biên Phu. Face à ces monceaux de guerres, ici de bravoure, là de honte, ce paradoxal militaire littéraire de Laurent Mauvignier, Jérôme Ferrari, Alexis Jenni, Mathieu Belezi, en est la voix primesautière, révulsive et corrosive qui vomit ses entrailles, exorcise ses traumatismes générés par une guerre putride qui, si elle ne l’a pas transformé en bourreau expert de la gégène, a fait de lui un spectateur désarmé et coupable d’avoir tu l’abject généré par son armée sur les populations indigènes. Est-il, ce faisant, une victime en uniforme malgré lui ? lPrix : 1450 DA.

«La guerre d’Algérie dans le roman français» (Tome II) De Rachid Mokhtari
Les éditions Chihab publient le  tome II de l’essai «La guerre d’Algérie dans le roman français» de l’universitaire, journaliste et romancier Rachid Mokhtari intitulé «Elégie pour une terre perdue».Dans le deuxième tome, la lecture des romans y afférent montre que la guerre s’efface ou, du moins, devient un écho. La nostalgie en devient l’élément moteur, vive et traumatique aussi, de celles et ceux qui, depuis l’Exode et l’Exil de leur terre natale, les pieds-noirs et leurs descendants écrivains entament des retours réels ou imaginaires au paradis perdu, au puits matriciel, à la ferme ancestrale. Contrairement aux apparences peu d’écrivains français d’Algérie versent dans l’identité défaitiste des complaintes victimaires.
Les tons changent d’un auteur à l’autre, dans la quête mémorielle, d’Alain Ferry, Alain Vircondelet, Hélène Cixous, Marie Cardinal, à Jean-Noël Pancrazi, Sylvain Prudhomme, Annelise Roux et Anne Plantagenet. lPrix : 1450 DA.

«Les Amis des frères»  De Rachid Khettab
Paru aux éditions Dar Khettab, «Les Amis des frères» est un dictionnaire biographique des soutiens internationaux à la guerre de Libération nationale. Paru initialement en 2012, l’éditeur propose une édition revue et augmentée. Dans ce dictionnaire, l’auteur tente de lever la confusion entre les soutiens internationaux et les Algériens d’origine européenne et juive auxquels il a consacré un dictionnaire intitulé «Frères et compagnons». Cette nouvelle édition est préfacée par Nils Andersson. «Les Amis des frères –Dictionnaire biographique des soutiens internationaux à la lutte de libération nationale algérienne» présente, selon Kaddour M’hamsadji cité en quatrième de couverture, «des histoires de vies authentiques, celles les femmes et des hommes qui ont ne sont pas Algériens de nationalité mais qui, dans un mouvement fort empreint du sens de leur fraternité humaine exceptionnelle, sont naturellement devenus –et parmi eux des Français– des frères et des sœurs des Algériennes et des Algériens qui luttent ‘contre l’ennemi commun des libertés algériennes et des libertés françaises’». Le préfacier, Nils Anderson souligne (cité en quatrième de couverture toujours) que «…Si de nombreux ouvrages sur des sujets touchant à l’histoire algérienne de la guerre d’Algérie ont été écrits par des Français, ce livre est le travail d’un Algérien sur l’histoire française de la guerre d’Algérie». lPrix : 1500 DA.

«Cris et douleurs  des profondeurs du Rhumel» D’Abdelmadjid Sana
Les éditions Medias Index publient le récit «Cris et douleurs des profondeurs du Rhumel» d’Abdelmadjid Sana, préfacé par Nils Andersson et comportant le témoignage de Jean Mayerat et le poème d’Otheil Zerraghi. Ce livre est le récit d’un enfant de Constantine qui, très jeune, a ressenti l’injustice oppressive de sa condition «d’indigène», ce qui l’a conduit à s’engager très tôt dans un combat pour la libération de son pays du joug colonial qui a duré 132 ans. Sur le point d’être arrêté, Mourad doit prendre la fuite, qui le mènera de Constantine à Marseille, puis à Lyon où il bénéficiera du soutien de militants français qui ont pris fait et cause pour la lutte du peuple algérien et sera exfiltré vers la Suisse, comme plusieurs de ses compatriotes. A Genève, il continuera la lutte aux côtés d’autres combattants réfugiés et rejoindra la délégation permanente du Croissant rouge algérien, à Genève, qui lui confiera les affaires sociales. Puis, il est intégré dans le groupe chargé de la logistique autour de la délégation du FLN, aux négociations des accords d’Evian. A l’indépendance, Mourad participera à la construction de son pays ravagé par une guerre dévastatrice ayant duré sept ans et demi en tant que militant diplomate, il représentera l’Algérie en Asie, en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et au Maghreb. Un récit authentique que l’auteur a voulu partager avec le lecteur, afin d’honorer la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté. lPrix : 1200 DA