Par Milina Kouaci
La commission de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que des Affaires religieuses a adressé une lettre au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans laquelle, elle l’appel à reporter l’adoption du nouveau système d’orientation basé sur le calcul de la moyenne pondérée à la prochaine année universitaire.
Alors que la tutelle a entamé la phase de traitement des fiches de vœux depuis le 1er du mois courant, les nouveaux bacheliers devraient connaître, ce dimanche 8 août, leur affectation. Ces derniers ainsi que leurs parents ont manifesté leur «stupéfaction et leur mécontentement» après l’adoption de ce système d’orientation qui «prive les nouveaux lauréats d’accéder aux disciplines qui exigent une moyenne élevée», notamment, la médecine.
«Le recours à la moyenne pondérée a privé des bacheliers de s’inscrire dans la discipline de médecine», lit-on dans la lettre de la commission qui reproche à la tutelle d’appliquer la moyenne pondérée sans avoir avisé les élèves au cours de l’année scolaire.
Dans le même contexte, l’Organisation nationale des étudiants algériens (Onea) a demandé à la tutelle, dans un communiqué rendu public, d’éviter l’orientation par moyenne pondérée. Un système d’orientation que l’Onea qualifie «d’improvisé et de non étudié et qui n’a pas été soumis à débat et concertations avec les pédagogues, spécialistes et acteurs du secteur. La moyenne pondérée prive les bacheliers des filières, notamment scientifiques, d’accéder aux disciplines qui requièrent des moyennes assez élevées.
Pour rappel, la moyenne d’admission retenue pour cette année était de 9,5/20. Quant au taux de réussite national à l’examen du baccalauréat, il a atteint 61,17 % contre 55,30 %
en 2020.