Installé récemment, en remplacement de Messaoud Saouli, muté dans les mêmes fonctions à la wilaya de Souk Ahras, le nouveau directeur de l’action sociale (DAS) de la wilaya de Ghardaïa, Mohamed Lakhdar Younsi, qui a, au sens plein et entier du terme, du pain sur la planche, s’est rapidement mis à la tâche.

Natif de la ville de Tébessa, âgé de 57 ans et père de 5 enfants, il traîne déjà une longue et riche carrière derrière lui. 

C’est en 1984 qu’il a obtenu sa licence en droit à l’université de Sidi Amar, à Annaba, avant d’intégrer le monde du travail dans le milieu de l’enseignement secondaire pendant l’année scolaire 1984/1985 à Bir El Aâter, dans la wilaya de Tébessa. Il passera les deux années suivantes, de 1986 à 1988, sous les drapeaux effectuant son service national à Batna pour l’instruction, et à In Amenas pour le reste de la période à effectuer. Entre 1988 et 1989, il occupera le poste de chef de service contentieux au sein de l’entreprise Sotrate, à Tébessa, avant d’intégrer le corps de la Fonction publique, en janvier 1989, en tant qu’administrateur au sein des services de la wilaya de Tébessa. Poste qu’il occupera jusqu’en 2016, date à laquelle il est promu directeur de l’action sociale (DAS) de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Et c’est de cette ville des Hauts-Plateaux qu’il sera muté vers la wilaya de Ghardaïa, où il a été installé comme directeur de l’action sociale (DAS) le 19 novembre 2017.
Pour son premier contact avec la presse, Mohamed Lakhdar Younsi s’est dit «complètement mobilisé et engagé à ne ménager aucun effort, pour apporter mon expérience dans ce sensible domaine du social». Ajoutant : «Mon arrivée, coïncidant avec la période hivernale où, au sud le thermomètre oscille entre 5 et 2° Celsius durant la nuit. Nos efforts seront concentrés sur la prise en charge des personnes fragiles, des SDF et des malades mentaux qui passent la nuit sous des températures polaires.
Pour cela, deux opérations simultanées ont été lancées pour ouvrir dans les meilleures conditions possibles deux centres d’hébergement. Le premier, à Dhaïa Ben Dahoua, une ancienne structure pour enfants inadaptés mentaux qui est en phase de reconversion en centre d’hébergement pour personnes fragiles et sans domicile fixe. Des travaux sont actuellement en cours, il ne reste que l’installation du chauffage central et de l’électricité et dont les travaux ne doivent pas dépasser les deux mois. Le décret de sa création en tant que tel est en cours d’élaboration au niveau du ministère de tutelle.
Le deuxième centre d’accueil est un ancien établissement de l’ex-Onabros, reconverti, il y a quelque temps, en établissement public d’insertion des personnes handicapées (EPIH), qui se situe en plein centre-ville, en retrait dans une ruelle, parallèlement au grand boulevard Emir Abdelkader. Seulement, son aménagement, qui nécessite quelques gros travaux, pose problème puisque nous ne possédons pas de budget, du moins pour l’instant. C’est pourquoi, nous lançons à travers votre journal un appel aux entrepreneurs et industriels de la région de nous aider à réaliser ces travaux rapidement pour pouvoir accueillir ces âmes en détresse dans les meilleures conditions possibles.
Ceci dit, nous sommes animés d’une sincère volonté pour venir en aide à tous ceux qui en ont vraiment besoin. »
O. Y.