Les syndicats ont reçu une copie de l’avant-projet du nouveau code du travail. Ils vont l’examiner et le lire afin de proposer leurs propres remarques et propositions. C’est ce qu’a indiqué hier à l’APS l’inspecteur général du travail, Akli Berkati. Ce dernier est chargé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, la tutelle, d’agir en interface avec les partenaires sociaux du gouvernement. Le ministère du Travail travaille sur l’avant-projet de loi en concertation avec quatorze syndicats qui ont donc reçu en principe la copie sur laquelle ils doivent s’exprimer. Le texte, a indiqué hier M. Berkati, est constitué  de « 661 articles dont 40% nouveaux ».
L’inspecteur général du travail a expliqué que l’avant-projet incluait des propositions pour la consolidation du dialogue social à tous les niveaux et d’autres sur la consécration et la préservation de la liberté d’exercice du droit syndical. Il prévoit en outre de nouveaux articles sur la lutte et la prévention contre le travail illégal, proposant l’installation d’une commission nationale, composée de représentants de plusieurs secteurs et départements ministériels et de sous-commissions de wilaya, chargées de la lutte contre ce phénomène et du suivi des activités du monde du travail.
Rien de précis n’a encore été avancé sur le contenu du texte de loi à débattre avec les syndicats, mais on sait au moins qu’il va introduire dans la législation algérienne du travail les contrats de travail à durée déterminée, les CDD qui seront balisés, dit-on, pour éviter les abus. On sait aussi que de nouvelles dispositions relatives à la protection des personnes en milieu professionnel, notamment contre le harcèlement sexuel, y figurent en même temps que des articles de loi sur la préservation des droits des personnes aux besoins spécifiques et leur insertion professionnelle. Le texte accorde un intérêt accru aux questions de santé et de protection en milieu professionnel également. L’annonce par M. Berkati que l’avant-projet de loi a été envoyé aux syndicats confirme que le département de Mohamed El Ghazi entend jouer la carte de l’ouverture et de la transparence. En juillet dernier, le ministère du Travail avait déjà envoyé une mouture aux syndicats avant qu’elle ne fut retirée pour « enrichissement ».