N’est pas routier qui veut, le métier requiert des critères et des aptitudes, car transporter de la marchandise demande de l’expérience, de l’attention et de la bonne conduite au volant.

Et transporter un tonnage de pommes de terre n’est pas la même chose que transporter des matières inflammables ou autres marchandises explosives ou dangereuses. Pour cela, une formation diplômante de six mois est désormais exigée à l’ombre du nouveau code de la circulation routière pour les conducteurs de camions et d’engins afin d’acquérir les standards requis pour cette fonction. Cette impérative formation, assurée par la SNTR et sanctionnée par un brevet, est faite pour redonner aux chauffeurs d’engins lourds et de camions l’aptitude de bonne conduite ainsi que les techniques et les moyens de sécurité routière permettant à même d’éviter de se comporter en potentiels criminels chauffards et éviter des catastrophes sur nos routes devenues des lieux de massacres quotidiens. Une moyenne de 12 morts est enregistrée chaque jour suite à des accidents, selon les statistiques de la Protection civile et les bilans établis par la police et la Gendarmerie nationale.
3 718 morts ont été déplorés sur les routes lors des onze derniers mois de l’année écoulée. Un point commun apparaît dans l’analyse de ces bilans : Le facteur humain constitue dans la quasi totalité des cas la principale cause de ces accidents.