Ce sont 57 nouveaux cas confirmés de coronavirus (Covid-19) dont 2 décès qui ont été enregistrés en 24 heures en Algérie, a annoncé, hier, le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, le Professeur Djamel Fourar.

Le nombre total des personnes confirmées positives au Covid-19 s’élève, ainsi, à 511 cas, dont 31 décès, a ajouté le Pr Fourar, lors de la conférence de presse consacrée à la présentation du bilan quotidien de l’évolution de la pandémie en Algérie. Le nombre de personnes guéries est resté le même que celui d’avant-hier, soit 31 personnes rétablies qui ont quitté les hôpitaux dans lesquels ils se trouvaient.
Les cas de décès ont été enregistrés dans les wilayas de Tizi Ouzou et Aïn Defla. Le premier, un homme âgé de 75 ans établi en France, tandis que le second est un homme âgé de 64 ans qui était en contact avec un ressortissant italien», a précisé le Pr Fourar.
Les 511 cas sont répartis à travers 36 wilayas, dont 220 à Blida, ce qui représente 43% de l’ensemble des cas. En outre, 81% des cas positifs ont été enregistrés à travers neuf wilayas, à savoir Blida, Alger, Tizi Ouzou, Constantine, Oran, Tipasa, Médéa, Béjaia, Sétif et Tlemcen.
Les cas de décès ont été enregistrés à travers 12 wilayas, dont 65% au niveau des quatre wilayas que sont Blida, Alger, Tizi Ouzou et Constantine, selon les détails fournis par le même responsable, qui a ajouté que «sur les 511 cas confirmés au coronavirus, figurent 278 de sexe masculin et 233 de sexe féminin».
Le Pr Fourar a, encore une fois, rappelé, à l’adresse des citoyens, le «strict respect des recommandations des spécialistes s’agissant des règles d’hygiène personnelle et environnementale ainsi que des conditions de confinement sanitaire, afin d’éviter toute contamination».
Pour sa part, le Pr Abderrahmane Benbouzid, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a salué, en marge de la présentation du bilan avant-hier, «l’élan de solidarité» affiché par de nombreuses parties, nationales et étrangères, afin de participer concrètement à lutter contre la propagation du Covid-19. Ces dernières ayant proposé de mettre à la disposition des pouvoirs publics un nombre considérable de respirateurs artificiels dont la « réception dépendra de la Chine qui en est le fabricant et qui reçoit une forte demande de la part de nombreux pays pour ce matériel», a-t-il expliqué. Intervenant à son tour, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, après avoir salué le rôle des médias et leurs efforts exceptionnels dans la sensibilisation, a déclaré que «le gouvernement s’efforce avec diligence d’assurer l’équilibre entre la préservation, d’une part, de l’activité économique, y compris la production et la distribution, et la préservation, d’autre part, de la santé des citoyens en cette situation de pandémie». Il a précisé que «pour assurer cet équilibre, il est impératif de resserrer les rangs, de faire preuve de solidarité et de s’éloigner de toutes formes de divergence et de distinction». L’hygiène et le respect des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des experts et des spécialistes demeurent «l’unique moyen pour parvenir à l’éradication de cette pandémie», a conclu M. Belhimer.
Dépistage : le laboratoire de Ouargla opérationnel
Après l’entrée en service des annexes de l’Institut Pasteur à Oran et Constantine, c’est autour de celui d’Ouargla d’être opérationnel pour le dépistage du Covid-19. Ce laboratoire régional de référence pour les tests de dépistage épidémiologique couvrira six autres wilayas, à savoir Biskra, Laghouat, Ghardaïa, Illizi, El-Oued et Tamanrasset. Doté d’équipements sophistiqués, le laboratoire pourra assurer «environ 210 analyses par jour pour le dépistage de cas suspects du nouveau coronavirus», a indiqué le Professeur Idir Bitam, représentant du ministère de la Santé, qui a piloté l’opération et une session de formation au personnel du nouveau laboratoire. La formation, lancée la semaine dernière et qui est à sa phase ultime, a concerné sept biologistes et spécialistes, a-t-il précisé, en signalant qu’ont été également associés des praticiens d’un laboratoire d’analyses privé d’Ouargla, en application des instructions du président de la République et du ministère de tutelle appelant à la mobilisation des laboratoires privés pour accompagner les efforts des établissements hospitaliers dans la prise en charge des malades. L’ouverture de ce laboratoire entre dans le cadre des «efforts des pouvoirs publics visant à renforcer la lutte épidémiologique et à préserver la santé publique, a affirmé, pour sa part, le directeur de la santé et de la population (DSP)», Fadel Moussadek. Le nouveau laboratoire est implanté au niveau de l’établissement public hospitalier (EPH) Mohamed Boudiaf de la ville.