Ils seront trois judokates et deux judokas à représenter l’Algérie lors du Master de la discipline programmé à Doha (Qatar). Une compétition qui débutera demain et prendra fin le 13 du mois en cours. Ce rendez-vous intervient après le 41e Championnat d’Afrique qu’avait abrité Antananarivo (Madagascar) le mois dernier. Pour préparer l’échéance qatarie, les athlètes n’ont eu droit qu’à un seul stage en raison de la situation sanitaire. C’est pour dire qu’il faudra être solide mentalement afin de combler ce qui peut être un sérieux déficit athlétique.

Au total 400 athlètes en provenance de 70 nations sont attendus pour ce Master qui verra la participation de 27 judokas issus de 11 pays d’Afrique. Pour ce qui est de nos représentants, ils seront 5 (2 hommes et 3 femmes). Ils ont tous été médaillés lors de la dernière épreuve continentale qui s’était tenue sur les terres malgaches. Ce qui leur avait permis d’être présent lors de cette épreuve mondiale à Doha. Le quintuor Dz est composé d’Abderrahmane Benamadi (31e mondial chez les -90 kg), Fethi Nourine (34e/73kg) chez les messieurs, ainsi que Sonia Asselah (31e/+78 kg), Kaouther Ouallal (32e/-78 kg) et Amina Belkadi (32e/63 kg) en dames. Pour sa part, Mohamed Sofiane Belrekaa (+100 kg), médaillé d’argent à Antananarivo, ne sera pas de la partie.
Amina Belkadi (-63kg), championne d’Afrique en titre, sera certainement attendue pour glaner de nouveaux points dans l’optique d’augmenter ses chances de se qualifier pour les Olympiades nipponnes. Il y aussi Sonia Asselah (+78 kg) et Abderrahmane Benamadi (-90 kg), vice-champions d’Afrique, qui ont un coup à jouer alors que Fethi Nourine (-73kg) et Kaouther Ouallal (-78 kg), qui s’étaient contentés du bronze africain, auront la tâche plus délicate puisque les adversaires dans ce Master seront d’un certain calibre.

Préparation compliquée
En tout cas, le quintet Dz qui est arrivé à Doha avant-hier pour être soumis au protocole sanitaire mis en place par la Fédération internationale de judo (FIJ). « Le Master de Doha constitue un tournant important pour les athlètes, notamment ceux proches d’une qualification aux JO, au vu des points qu’il met en jeu, dont 200 pour le fait d’être présent au Qatar », a indiqué Salim Boutebcha, Directeur technique national (DTN) de la Fédération algérienne de judo (FAJ).
Ce dernier a tenu à rappeler que « cette participation n’était pas facile à préparer, avec la situation sanitaire liée au Covid-19.» Un stage de huit jours, c’est de cela que nos judoka(te)s ont dû se contenter afin de préparer cette échéance pour le moins cruciale sur la route menant vers les JO-2021.

D’autres échéances à venir
Elle ne sera, néanmoins, pas la dernière opportunité pour soigner le « capital points » et arracher une place parmi le gotha olympique. « En plus du Master de Doha, il leur restera notamment les Championnats d’Afrique 2021 au Maroc et les Mondiaux de Hongrie (juin 2021) pour un total de douze compétitions au programme de l’instance internationale », a précisé Boutebcha.
Pour rappel, l’Algérie était parvenue à qualifier 5 athlètes pour les compétitions de judo lors des Jeux Olympiques 2016 de Rio (Brésil) à savoir Houd Zourdani (-66 kg), Abderrahmane Benamadi (-90kg), Lyes Bouyacoub (-100kg) et Mohamed-Amine Tayeb (+100kg) chez les Messieurs et Sonia Asselah (+78kg) chez les dames. Aucun des hommes n’a pu passer les 1/16 de finale alors qu’Asselah a été sortie en 1/8.