Les prix à la consommation au Nigeria ont grimpé de plus de 17% en février, au plus haut taux depuis la dernière récession économique il y a quatre ans, et un tiers de la population active était au chômage fin 2020, selon le bureau des statistiques. Le taux d’inflation enregistré en février était de 17,33% par rapport à l’année précédente, avant la crise économique engendrée par la pandémie, contre 16,47% en janvier, a déclaré mardi le Bureau national des statistiques (NBS). L’augmentation des prix des denrées alimentaires est la première cause de cette forte augmentation, conséquence notamment d’une suspension des livraisons de viande et de certains produits du nord vers le sud du pays pour protester contre l’insécurité. Le blocus a depuis été levé. La chute des cours de la monnaie nationale a également engendré une importante hausse des prix des produits importés, ainsi que la congestion dans le port de Lagos, où transitent plus de 70% des commodités importées dans ce pays de 200 millions d’habitants. Le coût de l’électricité et de l’essence à la pompe a également fortement augmenté. Le NBS a également révélé que le taux de chômage au Nigeria était passé à 33,3% au cours du dernier trimestre 2020, contre 27,1% au deuxième trimestre.
Un rebond du prix du baril de pétrole a plus de 65 dollars a permis au premier producteur du continent de sortir de la récession mi-février, contre toute attente, avec une croissance du PIB de 0,11% et malgré des indicateurs économiques et sociaux défavorables. n