Le groupe jihadiste de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a revendiqué mardi une attaque commise le 12 juin à Niamey contre le domicile du président de l’Assemblée nationale du Niger, au cours de laquelle un de ses gardes du corps avait été tué. «Un détachement de sécurité des soldats du califat a attaqué la maison du président du Parlement (…) du Niger à Niamey (…) à l’aide d’armes automatiques, tuant un de ses gardes et en blessant un autre», affirme l’Iswap dans un communiqué publié par Site, organisme spécialisé dans la surveillance des sites internet jihadistes. Le Niger est confronté à ses frontières ouest avec le Mali et le Burkina, à de fréquentes attaques des groupes jihadistes sahéliens dont l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et dans le Sud-Est, aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et de l’Iswap issu d’une scission de Boko Haram. Aucune attaque n’avait cependant à ce jour été revendiquée par l’Iswap dans la capitale nigérienne. Deux hommes armés circulant à moto ont mitraillé dans la nuit du 11 au 12 juin le domicile du président de l’Assemblée nationale du Niger, Seïni Oumarou, tuant un de ses gardes du corps et blessant grièvement un deuxième, avaient annoncé son entourage et les autorités. Une «enquête a été ouverte immédiatement» et «les recherches en vue d’identifier et d’interpeller les auteurs sont actuellement en cours», avait indiqué le ministère de l’Intérieur. Seïni Oumarou, 70 ans, qui dirige le Mouvement national pour la société du développement (MNSD, au pouvoir de 1999 à 2010) était arrivé troisième à la présidentielle du 21 décembre 2020, et avait appelé à voter au second tour pour Mohamed Bazoum, le candidat du pouvoir, vainqueur du scrutin. Il est président de l’Assemblée nationale depuis mars.