Cité dans l’affaire de l’ancienne ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, mise en détention provisoire la semaine passée dans une autre affaire de corruption, le groupe Amenhyd a réagi contre ce qu’il considère comme des «contre-vérités» qui portent atteinte à l’image de l’entreprise.
Le groupe, par la voix de ses gérants et de ses avocats conseils, se dit «indigné» par les informations diffusées la semaine passée dans le sillage de la décision du Pôle pénal spécialisé dans la lutte contre le crime financier et économique près le Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) de mettre en prison l’ancienne ministre.
En effet, «la contre-vérité» selon laquelle l’ancienne ministre est accusée, dans cette nouvelle affaire, de «détournement de deniers publics et octroi d’indus avantages au groupe industriel Amenhyd», est jugée «inadmissible» par le groupe, qui nie tout lien avec Tamazirt, ni d’avoir bénéficié de «largesses» de sa part quand elle était en poste.
«Dans le souci de rétablir les vérités, il y a lieu de retenir que ni le groupe Amenhyd ni ses dirigeants ou actionnaires n’ont bénéficié, et ce, depuis la création du groupe, de quelques avantages que ce soient ni de la part de l’ex-ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, ni de la part de tout autre ministre ou responsable à quelque niveau de la hiérarchie», peut-on lire dans un communiqué du groupe.
Visiblement agacé par l’évocation du nom du groupe dans ces dossiers de corruption, Amenhyd crie son innocence, martelant que ses activités «ne souffrent d’aucune irrégularité» et que ses actions «ne présentent aucun manquement» à la réglementation en vigueur. «Elles ne résultent, en tout état de cause, d’aucun passe-droit ou de quelque entorse que ce soit à la réglementation», soulignent les rédacteurs du communiqué, pour qui les dirigeants du groupe «ne sauraient permettre à ce que les efforts des travailleurs et l’abnégation des dirigeants ne soient attribués à une accointance supposée avec telle ou telle partie du pouvoir».
Dans le même document, il est écrit que «les fondateurs du groupe n’ont jamais entretenu quelque relation, et de quelque nature que soit, avec quelques réseaux d’influence, personnes et autorités, celles ayant exercé dans le passé ou celles exerçant présentement». Dans son plaidoyer, Amenhyd tient à souligner que le groupe s’est développé grâce aux propres ressources de ses actionnaires, ajoutant que l’entreprise, qui active dans le secteur de l’hydraulique, l’environnement et l’aménagement, a honoré ses obligations fiscales et parafiscales estimées à hauteur de plus de 16 milliards de dinars pour les trois derniers exercices.
Le groupe Amenhyd continue, faut-il le rappeler, ses activités en dépit de la mise en détention depuis août 2019 de son P-DG, Djamel Eddine Chelghoum, et de son frère.