Quelques jours après l’élimination de nos U20 de la course vers la CAN-2023 de leur catégorie, qui se tiendra en Egypte, les U23 n’ont pas fait mieux en se loupant dans les éliminatoires du tournoi continental « espoirs ». Ces deux revers viennent rappeler la réalité de nos sélections de jeunes qui brillent par intermittence sans afficher une quelconque constance… ni consistance.

Par Mohamed Touileb
Un peu de fatalisme, un diagnostic déjà connu de la déroute mais, bien évidemment, l’envie affichée de poursuivre l’aventure sur le banc des U23… C’est comme ça qu’on pourrait résumer l’analyse de Noureddine Ould-Ali, sélectionneur de nos espoirs, au sortir du match retour face à la RD Congo, disputé lundi à Sétif.

Le cheveu dans une machine déjà en panne
Malgré un succès de 3 buts à 1 des camarades de Belkhir, auteur d’un doublé, nos « Fennecs » n’ont pas pu refaire le retard bien conséquent (défaite 4 buts à 1) concédé au match aller à Kinshasa.
« On a raté nos 20 premières minutes en RD Congo qui ont été cauchemardesques. Nous avions encaissé 3 buts. Je félicite mes joueurs qui voulaient remonter les trois buts de retard. On était à un cheveu de la qualification », a expliqué le coach national.
Dans la foulée, il fait un constat qu’on connaît depuis des lustres : « Nous avons toujours eu des défaillances dans les catégories jeunes. Il faut se remettre en question. Cette catégorie est la finalité de tout un processus de formation. Il faut accepter la défaite mais il faut travailler dans les catégories des jeunes.
Les U23 sont la fenêtre. On a des joueurs de talent mais il y a énormément de lacunes. Il faut acquérir de l’expérience et commencer un véritable travail de fond ».
Lapalissade. Cette désillusion vient donc se greffer à celle des U20 qui nourrissaient de nombreux espoirs pour s’assurer une place à la CAN-2023 Juniors.
Finalistes de la Coupe arabe 2021 et 3e de l’édition 2022, les camarades de Boulbina ont complètement loupé le tournoi UNAF 2022 qui s’est tenu en Egypte, qui sera hôte de la messe africaine.

La FAF en responsable principal
Les « Verts » ont terminé derniers du quatuor, composé par la Tunisie et la Libye ainsi que le Maroc, et manqué le seul ticket qualificatif pour le rendez-vous phare du continent. Le premier responsable de la barre technique, Mohamed Lacete, a décidé de ne pas poursuivre sa mission après ce ratage. Contrairement à Ould-Ali, le driver des U20 a voulu assumer les contre-performances de ses protégés. Toutefois, il faut mentionner que c’est la Fédération algérienne de football (FAF) qui reste la responsable principale de ces absences répétées à la CAN. On peut rappeler, à titre d’exemple, que les U20 ne joueront pas l’épreuve pour la 5e édition de suite. Logique quand on sait que la FAF n’a jamais connu une direction technique stable. D’ailleurs, elle a récemment informé les intéressés de déposer leurs candidatures pour chapeauter la DTN en succession à Taoufik Korichi qui tenait provisoirement les manettes… pour ne rien commander. Un poste fictif pour une incompétence endémique et maladive. En tout cas, la décadence est réelle.