Que faut-il faire pour combattre la propagation de la Covid-19 et de ses variants ? Les réponses ne sont pas nombreuses. Le respect des mesures de prévention est une évidence et tout le monde le sait, mais son application est devenue très difficile. Le relâchement s’est également répandu au sein de la population. Il faut bien sûr ajouter l’«option» de l’hospitalisation, dernier recours pour les cas graves. Toutefois, la dure réalité est là. Les établissements de santé, quels qu’ils soient, sont souvent considérés comme l’étape en amont, juste avant de se retrouver «six pieds sous terre». Il n’y a pas uniquement un problème de saturation, mais surtout de confiance en les capacités de ces structures à s’occuper des patients. Ce qui était «acceptable», il y a une année, ne l’est plus dorénavant. Tous les malades essaient d’éviter au maximum de se retrouver dans un hôpital et font en sorte de se soigner chez eux. La nouveauté dans la situation actuelle, c’est que la pandémie est en train de frapper toutes les franges d’âge. Les personnes âgées ne sont plus (en général) les seuls à «choper» la Covid-19 et ses variants. De plus en plus de jeunes se retrouvent contaminés et également en meurent. La pandémie ne fait pas de distinction entre les âges et les lieux. Il ne s’agit pas d’une seule, mais de plusieurs mutations.
Et que faire donc ! Pour tous, la (moins mauvaise !) riposte actuelle semble s’imposer, même aux plus récalcitrants, et il s’agit (est-ce surprenant !) de la vaccination. Les responsables de la santé le savent et le font comprendre à chacune de leurs interventions. Le retard enregistré dans le programme de vaccination, lancé en janvier dernier, reste toujours comme un boulet que traînent deux ministères, de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique, dont les responsables ont été maintenus par le nouveau Premier ministre.
La stratégie officielle choisie est ainsi de mettre «le paquet» sur l’incitation à se vacciner des citoyens. Le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid a évoqué, dernièrement, une nouvelle stratégie de communication pour persuader les Algériens.
Une opération à suivre de près puisque cela touche à un domaine (la Com) qui reste encore et toujours un des plus grands handicaps des responsables du pays. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si cette stratégie annoncée pourra faire face à la «formule» répétée par plus d’un : «Nous n’avons pas assez de recul pour juger de l’efficacité des vaccins.» Ce qu’il ne faut pas oublier, et c’est important de le rappeler, toutes les décisions qui sont prises et qui le seront doivent être assumées. Les livres d’histoire regorgent de condamnations a posteriori de personnes qui avaient mené leurs pays sur des chemins, qu’ils croyaient salutaires et qui, au bout, se sont avérés suicidaires.