Dans un communiqué, le gouvernement brésilien s’est dit « solidaire » de Neymar, qui a accusé le défenseur marseillais Alvaro Gonzalez d’avoir tenu des propos racistes durant le Classique (0-1), dimanche. « Face à un énième cas de racisme dans le sport, le ministère de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme (MMFDH) est solidaire avec le joueur Neymar Jr. Le racisme est un crime », ajoute le ministère. L’attaquant brésilien, expulsé en fin de match pour un coup derrière la tête de Gonzalez, s’est plaint auprès des arbitres, en répétant à de très nombreuses reprises « racismo, no ! » ( « le racisme, non ! »), en pointant le défenseur espagnol. Le Paris SG a apporté son soutien à sa star qui, après le match, s’en était violemment pris sur les réseaux sociaux à Alvaro Gonzalez : « Mon seul regret c’est de ne pas avoir frappé ce connard au visage », avait-il écrit à chaud sur Twitter. Mardi, la secrétaire nationale à la promotion de l’égalité des races au Brésil a condamné « de façon véhémente tout type de violence » et dénoncé les « cas de discrimination basée sur la couleur de peau ». Le président brésilien Jair Bolsonaro a retweeté pour sa part lundi un message de Neymar dans lequel l’attaquant se plaignait que la VAR (l’arbitrage vidéo) ait détecté son « agression » mais non pas celle, verbale et « raciste », d’Alvaro Gonzalez à son encontre.

FIFAgate : la banque Julius Baer prête à verser des millions de dollars
Le communiqué de la banque suisse Julius Baer est tombé hier. Cette institution spécialisée dans la gestion de fortune annonce être en « discussions avancées » avec la justice américaine et qu’elle pourrait lui verser des millions de dollars en liaison avec le scandale de corruption au sein de la FIFA. Le communiqué indique même que la somme en question pourrait atteindre « deux chiffres en millions de dollars ». En mai 2015, le département américain de la justice avait inculpé 14 personnes, dont 9 hauts responsables de la FiFA, dans le cadre d’une enquête qui avait notamment conduit à des interpellations spectaculaires au petit matin dans un grand hôtel zurichois. Julius Baer faisait partie des banques dont les noms avaient été cités dans la liste des établissements utilisés pour procéder à des transferts d’argent dans des transactions passées à la loupe par les autorités américaines.
En février 2020, la Finma, l’autorité suisse de surveillance des marchés, avait sanctionné la banque après avoir constaté de graves manquements dans la gestion des risques concernant la lutte contre le blanchiment d’argent entre 2009 et le début de l’année 2018. Elle lui avait notamment reproché de ne pas avoir suffisamment clarifié l’identité de ses clients et la finalité de leurs relations d’affaires au terme d’une enquête lancée dans le contexte des cas présumés de corruption concernant la FIFA mais aussi le groupe pétrolier vénézuélien PDVSA.