Les fans des chefs-d’œuvre des films d’animation du studio Ghibli, fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata, dont les mythiques «Le Voyage de Chihiro»  couronné d’un oscar en 2002, «La princesse Mononké» et «Mon voisin Totora», rejoindront la plateforme de streaming Netflix, entre le 1er  février et le 1er avril prochain, a annoncé Netflix, dans un communiqué diffusé, hier, 20 janvier, précisant qu’il proposera à ses abonnés vingt et un films des mythiques studios japonais.

Le directeur de l’animation originale de Netflix, Aram Yacoubian, a déclaré dans un communiqué que «c’est un rêve devenu réalité pour Netflix et des millions de ses membres. Les films d’animation du Studio Ghibli sont légendaires et captivent le public partout dans le monde depuis 35 ans.» Si aux Etats-Unis, c’est HBO Max qui diffusera les films, Netflix décroche le contrat  de diffusion en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Pour la première fois dans l’histoire de la plateforme, les titres seront sous-titrés en 28 langues et doublés dans 20 langues différentes. Une manière pour la plateforme «de faire découvrir à un public plus large cet univers animé onirique hors du commun», se félicite Aram Yacoubian.
Concernant la disponibilité des long-métrages, Netflix va faire durer le plaisir et sortir les 21 films en trois vagues différentes.
Le début de diffusion  est fixé au 1er février et se poursuivra jusqu’au 1er avril prochain. Parmi ces longs-métrages, les quelque 158 millions d’abonnés Netflix à travers le monde, dont notamment les abonnés algériens, pourront ainsi découvrir ou re-découvrir «Mon voisin Totoro» (1988), «Porco Rosso» (1992), «Kiki la petite sorcière» (1989) mais aussi «Princesse Mononoké» (1997) ou l’oscarisé «Voyage de Chihiro» (2001). Convoité par de nombreuses plateformes de streaming ces dernières années, le studio Ghibli a expliqué via un de ses porte-paroles pourquoi son choix s’est porté vers Netflix qui lui a «offert les meilleures options».  «En matière de création de contenus, j’ai l’impression qu’ils soutiennent réellement les créateurs et de beaux projets», explique au quotidien français Le Monde, Toshio Suzuki, producteur et figure historique de Ghibli. Il ajoute que «nos films ont été conçus au départ pour un public japonais, mais le fait qu’ils aient pu voyager et toucher une audience aussi large nous remplit de joie.
Nous espérons pouvoir toucher encore plus de gens avec ce partenariat.» Après avoir perdu les droits sur les nombreux films (d’animation ou non) de Disney qui a lancé son propre service Disney+, Netflix signe un joli coup en s’octroyant la diffusion des œuvres cultes du studio fondé en 1985 par Hayao Miyazaki et Isao Takahata. D’autant que The Walt Disney Company s’était occupé un temps de l’exploitation de Ghibli à l’international.
A ce sujet, le porte-parole du studio japonais précise : «Nous continuons à collaborer avec Disney sur d’autres aspects, mais, si je puis dire, Disney semble très occupé avec la fusion avec la 20th Century Fox et ne semble pas avoir de temps pour nous».