La saison a à peine débuté que certains se plaignent déjà d’un calendrier démentiel. La Ligue de football professionnel (LFP) avait décidé, après consultation
des 20 teams de l’élite et malgré un contexte sanitaire handicapant, de maintenir le championnat de Ligue
1 avec son nouveau mode à 38 journées. Ainsi, le marathon footballistique devenait prévisible. Cela n’a pas empêché les pensionnaires du premier palier d’avaliser
la formule en connaissance de cause. Un choix qu’il faudra assumer. Par toutes les parties.

C’est simple : un footballeur professionnel se doit de se produire quand on le lui demande. La pandémie du Coronavirus a considérablement chamboulé les agendas sportifs à travers le monde. Notamment pour ce qui est du football. C’est pour cela que des clubs sont appelés à jouer tous les 3 jours. Surtout ceux qui sont engagés dans des compétitions continentales à l’instar de la Ligue des Champions et l’Europa League en Europe.

En attendant les tracas de l’ESS et la JSK
La donne ne changera pas en Afrique puisque la Confédération africaine de football (CAF) a maintenu ses tournois à savoir la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération CAF. A partir de là, les 4 représentants algériens engagés dans ces deux challenges devront se coltiner un agenda très chargé. Bien évidemment, la LFP essayera d’adapter, raisonnablement, le calendrier local aux sorties continentales du CR Belouizdad, l’ES Sétif, la JS Kabylie et le MC Alger. Si les Sétifiens et les Tizi-Ouzéens ont été exemptés du Tour préliminaire des tournois continentaux, ce n’est pas le cas pour les Belouizdadis et les Mouloudéens qui ont dû faire l’impasse sur les deux premières journées du championnat. A partir de là, ils deviennent concernés par une mise à jour et devront, fort logiquement, se produire au milieu de la semaine. Chose qui semble contrarier le Doyen est son entraîneur Nabil Neghiz. Et ce, même si son club n’a joué qu’une seule rencontre sur les deux prévues dans la Coupe de la Confédération étant donné que les Buffles de Borgou (Bénin) n’étaient pas venus les défier à Alger vendredi dernier.

Les mêmes maux
Pour le technicien du team de la capitale, qui devra jouer l’USM Bel-Abbès aujourd’hui avant d’animer la 3e et 4e journée programmées pour les 11-12 et 18-19 décembre à venir, ce paquet de matchs dérange. Entre ces deux étapes, il y aura l’O Médéa au menu pour les « Vert et Rouge ». Cela fait un total de 4 sorties en 11 jours. « C’est un programme marathon qui nous attend. Ce n’est pas facile de jouer 4 matchs en 10 jours, surtout après un arrêt de 9 mois. C’est vraiment de la folie », a lâché Neghiz.
Par ailleurs, dans le cas où le Mouloudia parvienne à prolonger sa campagne en Afrique, la donne ne risque pas vraiment de changer. Ça sera le cas aussi pour les autres clubs engagés dans ces défis continentaux. De toute façon, être bon driver c’est aussi savoir gérer l’aspect de programmation en manageant son groupe d’une manière optimale.
D’ailleurs, c’est pour cela que les équipes comptent 23 joueurs et plus. Tous payés pour jouer avec des salaires très conséquents parfois même indécents. Pour devenir un véritable professionnel, il faut travailler en sorte d’assumer la charge au lieu de se restreindre au foot du minimum syndical qui semble être légion en Algérie. Car cela devient une sale manie de râler sans cesse et crier au loup. n