Quand les bonnes nouvelles arrivent, il faut bien les mettre en valeur. C’est d’autant important durant cette période d’incertitudes et d’appréhensions. Ainsi en est-il des derniers chiffres donnés par le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus. Hier, lundi, l’omniprésent Dr Fourar (il faut noter qu’il est tous les jours au RDV depuis le début de la pandémie) a annoncé que 573 cas contaminés avaient été enregistrés lors des dernières 24 heures. Il s’agit du 10e jour consécutif de baisse. Depuis le jeudi 26 novembre, une certaine «accalmie» sur les chiffres officiels est ainsi signalée. Il est question tout de même d’une diminution de plus de 47% du nombre des cas contaminés. C’est significatif et important à mentionner. Les raisons pouvant expliquer cette tendance peuvent être multiples, et rien ne dit que la vigilance des citoyens n’en est pas un des facteurs. Il suffit de se rappeler de la psychose qui a régné, le mois passé, dans plusieurs régions du pays. La liste des malades s’allongeait chaque jour avec de plus en plus de personnes décédées pour cause de Covid-19. La barre des 1000 cas était dépassée quotidiennement et la peur envahissait de plus en plus les foyers.
Depuis, tout le monde aura constaté une plus grande vigueur dans le respect des mesures de prévention sanitaire contre la propagation de la pandémie. L’accalmie est là, statistiquement, et pas que. Toutefois, la vigilance doit rester de vigueur. La vague de l’automne qui a fait (et qui, il faut le rappeler, fait encore) plusieurs victimes est également survenue après une «pause» de courte durée. Baisser la garde encore une fois risque de coûter encore plus cher, d’autant que cette pandémie demeure une grande inconnue même pour les spécialistes. D’ailleurs, ces derniers insistent depuis plusieurs mois que le repère principal pour estimer la gravité, ou non, de la situation sanitaire relative à la Covid-19, reste la létalité, bien plus que la contagiosité. Et là, les données sont loin d’être rassurantes. Le nombre de décès, quotidiennement enregistrés, reste toujours à deux chiffres.
L’accalmie ne devrait pas être suivie par un relâchement. La Covid-19 est toujours présente et meurtrière, et le non-respect des mesures ne peut être, dans l’état actuel des faits, que fatal.