La NBA et le syndicat des joueurs (NBPA) ont convenu de prolonger jusqu’en septembre la période au cours de laquelle la ligue peut mettre fin à la convention collective actuelle (CBA) pour amortir les conséquences économiques liées au coronavirus, rapporte ESPN lundi. Jusqu’à présent, la NBA avait deux mois, à compter de la date à laquelle elle a suspendu sa saison (le 11 mars), pour décider de mettre fin à la CBA en appliquant la clause de force majeure. Celle-ci peut entraîner une réduction de 1% des salaires pour chaque match annulé.
Selon ESPN, le report de cette échéance jusqu’en septembre permet à la NBA et au syndicat d’avoir une idée plus précise des pertes économiques subies en raison de la pandémie et de négocier un certain nombre de questions financières cruciales. Notamment les plafonds salariaux et les nouveaux montants de la «luxury tax» (impôt dû à la NBA pour les franchises dépassant le plafond salarial).
Cette décision donne également à la ligue et aux joueurs plus de temps pour trouver un le meilleur moyen de reprendre la saison suspendue depuis le 11 mars et le test positif au Covid-19 du Français Rudy Gobert (Utah). Vendredi, lors d’une conférence téléphonique avec les joueurs, le patron de l’instance Adam Silver a rappelé que la reprise des matches à huis clos aurait un prix, 40% des revenus de la ligue provenant de la billetterie, et que tout le monde devrait donc devoir faire des efforts.
Ainsi, à partir du 15 mai, les joueurs ne toucheront plus que 75% de leurs salaires versés tous les quinze jours. Les 25% retenus seront restitués intégralement aux joueurs dans le cas, peu probable où les 259 matches restants de la saison régulière seraient joués en plus des play-offs. Sinon, les équipes garderont un pourcentage de cet argent en fonction du nombre de matchs annulés. A ce titre, Adam Silver a estimé que la NBA pouvait attendre le mois de juin pour décider du sort de la saison.